Archives de Catégorie: Vestiaire / Outfits

Chalk Stripe Suit & Vintage Sulka Coat

Sulka SulkaMartingaleSuitChalk Stripe

Vintage Camel Coat: Sulka

Chalk Stripe Suit: Marc Guyot

Shirt: Mazzarelli

Knit Tie: Drake’s London

Pocket Square: Simonnot Godard

Shoes: Crockett & Jones

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Summer times – Madras & cie

Veste: Ralph Lauren

Chemise: Brooks Brothers

Cravate: Profilo Italiano

Chino: Hackett

Mi-Bas: Marc Guyot

Loafers: Crockett & Jones

Veste: Benci

Chemise: Brooks Brothers

Chino: Hackett

Loafers: C&J

Veste: Marc Guyot

Cravate: Ralph Lauren

Pantalon: Hackett

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Summer times – Cotton Suit

Costume: Lardini

Chemise (coton et lin): Barba

Cravate Grenadine: Drake’s

Chaussures et ceinture: Crockett & Jones

Cravate: Hackett

Chaussures: John Lobb

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100% Marc Guyot

Dorénavant, les mises ne comporteront plus de texte. Nous répondrons cependant volontiers aux commentaires pertinents.

Manteau croisé type "Voyageur" en feutre de laine marron: Marc Guyot

Costume en serge de laine "pinstripe": Marc Guyot

Chemise col blanc/poignets blancs à rayures horizontales: Marc Guyot

Cravate en laine grise: Marc Guyot

Richelieu bimatière type "années 30": Marc Guyot

Mi-bas noirs à rayures rouges en fil d’Ecosse: Marc Guyot

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Bleu de travail pour col blanc

Je présente aujourd’hui une tenue que je ne porte désormais que très rarement, ce que j’appelle un « bleu de travail » pour col blanc… et à col blanc d’ailleurs.

Si je ne suis plus professionnellement tenu par le port d’un business suit, j’ai pris pendant 2 ans la ligne 1 du Métro bien connue des Parisiens, deux fois par jour, en direction de La Défense. Au-delà des rames blindées et surchauffées et du manque d’organisation chronique sur cette ligne, s’agissant du sujet qui nous intéresse ici, le constat des tenues de travail des hommes se rendant au siège d’une grande banque, dans un cabinet d’Audit ou au siège d’une entreprise du CAC 40, est évidemment cruel. Il l’est d’autant plus si l’on considère que la tenue que je présente aujourd’hui est mortellement classique et à la portée de n’importe qui. Costume bleu, cravate bleue, chemise à rayures et à col contrasté, souliers noirs, imper’ beige. Cette tenue très simple reflète un style qui m’est cher – avec le style italien – à savoir le style américain et plus précisément les tenues des étudiants  - ou ancien étudiant déjà plongé dans le monde du travail – de la Ivy League.

Cette mise n’a que pour but de montrer une façon – la mienne, il en existe beaucoup d’autres – d’adapter sa tenue aux contingences de la vie de cadre sans pour autant s’affranchir du plaisir de bien s’habiller. Si je suppose que ce billet s’adresse avant tout aux jeunes hommes rentrant sur le marché de l’emploi et devant se trouver un ou deux costumes très classiques, il s’adresse  aussi – malheureusement – à des hommes plus âgés qui semblent subir leur tenue de travail.

Parlons d’abord du costume. C’est un costume bleu marine en gabardine de laine, tout ce qu’il y a de plus classique vu les circonstances. La veste présente des notch lapels d’une largeur de 8 cm. On voit désormais des revers très étroits; cela fait mesquin et confère un manque cruel d’envergure à une tenue. La veste présente aussi une double fente, 2 boutons et 2 poches inclinées à rabat. Encore une fois, quitte à avoir des poches inclinées sur sa veste, autant qu’elles le soient franchement ; une légère inclinaison n’a pas grand intérêt et il aurait alors été préférable de choisir des poches droites, à rabat ou passepoilées. En l’espèce, les rabats aux poches sont là aussi d’une largeur suffisante et ne font pas penser aux rabats de 3 cm que l’on voit sur les costumes modernes. La veste n’est pas déstructurée, contrairement à la plupart des costumes de Pierre-Antoine. Cela n’est pas dû à l’utilisation que j’en fais en l’espèce. Certains estiment que les vestes « slack » sont à privilégier pour des tenues casual. Je n’en crois rien. Je pourrais, sans sourciller, porter un costume formel comme celui-ci dont la veste serait déstructurée. Seulement, contrairement à mon acolyte, mes épaules me permettent de porter sans problème des vestes avec padding, ce que je fais donc régulièrement.

Enfin, même si entre Pierre-Antoine et moi j’ai l’impression que ce propos tourne en boucle, comme certains ne l’ont toujours pas compris, je nous répète: la manche de veste est coupée à l’os du poignet, afin de laisser apparaître TOUTE la main et le début du poignet lorsque les bras sont le long du corps. Pour ceux qui ne comprennent pas ce choix esthétique, les manches plus longues ne nous vont pas, même si nous concevons qu’elles puissent être privilégiées par des personnes d’une certaine taille. On se souvient à ce titre de Michael Alden.

Je porte un mouchoir en lin blanc, à pliage TV fold. Ajoutée à la paire de « browline eyeglasses », cela confère un petit côté « fonctionnaire américain des années 50 » qui ne me déplait pas, bien au contraire. Evidemment, le port du mouchoir n’est pas courant dans le monde du travail. Néanmoins, un mouchoir blanc plié de cette façon renforce le côté formel de la tenue. Par ailleurs, cela reste extrêmement discret donc personne ne vous en tiendra rigueur si vous en arborez un au bureau.

Le pantalon est à bas simple et présente des pattes de serrage. Cela fait plus habillé que de porter une ceinture. Je n’ai pas d’aversion particulière pour les passants et les ceintures mais sur un tissu plutôt fin et souple comme une gabardine de laine, cela ne me plaît guère. Vu la couleur de mes souliers, j’aurais dû porter une ceinture noire, ce que je n’apprécie pas du tout ; je préfère largement des ceintures marron en veau velours.

Le pantalon est à bas 18 cm et est coupé comme j’aime, c’est-à-dire qu’il effleure simplement le haut des souliers. Encore une fois, les pantalons qui cassent trop ne sont pas à l’ordre du jour, comme ils ne l’étaient pas davantage il y a plusieurs décennies.

Vous le voyez sur les photos, il ne remonte pas en position assise, la jambe étant correctement affutée.

La chemise est une chemise blanche à rayures bleues, avec un col blanc contrasté. Je ne suis pas un fan inconditionnel des chemises à col contrasté. En l’espèce, le corps de la chemise n’est pas uni, ce qui rend le contraste moins violent. Les grosses rayures claires de la chemise permettent d’égayer quelque peu une tenue tranche-veine… Le col a des pointes relativement modestes, ce que je n’apprécie guère généralement, mais il est suffisamment ouvert pour rester sous les revers de la veste une fois cette dernière boutonnée.  Une fois encore, les boutons des poignets ont été décalés afin que le poignet reste bien en place et n’avance jamais sur la main.

La cravate est une cravate de soie bleue, de largeur 8 cm. Là encore, aucune originalité particulière, ce n’est pas l’objectif de cette mise. La cravate bleue est une cravate que j’affectionne particulièrement pour les tenues formelles. Comme nous l’avions déjà dit dans un lointain billet, elle est aussi un basique incontournable qu’il faut privilégier plutôt que de tenter des jeux de rayures improbables, pour faire le malin au bureau et s’attirer les « compliments » de ses collègues… Elle est arquée, comme d’habitude.

Les chaussures sont des richelieu noir à bout droit, d’une forme très arrondie. Elles sont glacées (bien qu’elles aient pris la poussière juste avant que nous réalisions les photos…) Je ne suis pas un adepte régulier des souliers noirs. En fait, je n’en ai qu’une seule paire et je m’abstiens de la porter. Mais enfin bon…Quand je me rappelle les regards étonnés de certains collègues lorsque je sortais une paire en veau velours marron, une paire de richelieu noir très classique est un basique à avoir dans son placard lorsque l’on travaille dans certains établissements.

Ledit « richelieu noir » n’a bien sur rien à voir avec les horreurs que l’on voit aux pieds de la majorité des hommes allant travailler à la Défense, dont on parlait récemment.

Les mi-bas sont des mi-bas en laine à motif pied de poule bleu. Ils permettent d’insérer un petit motif dans une mise qui en manque, tout en s’intégrant parfaitement aux bleus du reste de la tenue.

Après le krack boursier

Enfin, l’imperméable est un imper très classique, beige à manches raglan et à boutonnage dissimulé. Coupé juste au dessus du genou, il permet de ne pas me rapetisser tout en conservant une protection efficace contre les éléments.

Je suis un aficionado des imper’ beiges, qui là encore me rappellent des tenues du milieu du 20ème siècle aux Etats-Unis. J’ai évidemment fait raccourcir les manches afin que celles-ci ne viennent pas sur ma main.

En somme, si je ne suis pas du tout excité à l’idée de porter un business suit, il fait partie des pièces à avoir dans sa garde robe, ne serait-ce que pour telle ou telle cérémonie ou autre événement formel, voire pour un dîner le soir. On pourrait penser qu’un "business suit" bleu ressemble à tous les autres "business suits". C’est faux. On voit désormais des hommes partir au travail avec des costumes à revers étroits, présentant une double boutonnière (!), des vestes qui s’arrêtent au-dessus des fesses et qui ont une simple fente de 10 cm. Même s’il s’agit pour la plupart d’entre nous d’un uniforme, il faut savoir se l’approprier pour éviter de le subir… et pour assurément sortir du lot.

Virgile MERCIER.

Photos prises par Pierre-Antoine LEVY à l’aide d’un Canon EOS 1100D

Imperméable: TM Lewin

Costume: Marc Guyot

Chemise: Arthur & Fox

Cravate: Arthur & Fox

Souliers: Berluti

Mi-bas: Marc Guyot

Lunettes: Shuron (modèle: Ronsir)

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