Source: Dimitri Gomez
Comme certains d’entre vous le savent déjà nous nous sommes récemment rendus à Florence à l’occasion du Pitti Uomo.
Il y a quelques enseignements à tirer de cette session du salon le plus sérieux concernant l’habillement masculin.
Le premier, sans doute le plus rassurant, est que malgré la crise assez violente qui touche le secteur depuis maintenant plusieurs saisons, il y a toujours des fabricants et des marques qui s’efforcent de continuer à faire de vrais beaux produits, chose que l’on a parfois tendance à oublier lorsque l’on se promène toute l’année à Paris, capitale de la France et du Faux Luxe.
Le deuxième est que le Pitti permet d’illustrer de manière édifiante à quel point le streetstyle a un impact sur le business actuel. En effet, les photographes pour divers blogs et magazines n’ont jamais été aussi présents qu’à cette édition, et même si seulement une infime quantité de photos ressort à la surface, il est difficile de marcher dix mètres sur le salon sans se faire tirer dessus. Certains professionnels essaient bien évidemment de tirer parti de ce phénomène qui constitue d’une certaine manière une communication à moindre frais. Néanmoins, cela a aussi pour conséquence que certaines personnes, dans l’espoir de se faire remarquer, s’habillent (délibérément) de manière improbable. Ils n’ont sans doute pas pris conscience du fait que le streetstyle est en partie une arnaque, car 90% des sujets que l’on voit apparaître en photos sur les supports relayant cet évènement, sont soit des incontournables tels que Nick Wooster ou Luca Rubinacci ou de personnes qui sont tout simplement des amis ou connaissances des photographes en question. Dès lors, l’authenticité du streetstyle qui se voulait être sa genèse en prend un sacré coup. C’est d’ailleurs pourquoi, on essaie de vous faire croire à l’émergence de tendances inexistantes telles que le port du châle ou celui du chapeau de femme alors que seuls trois disciples de Robert Rabensteiner en portaient sur le salon.
Voici néanmoins une petite sélection de photos illustrant cette édition.
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Nous avons eu la tristesse d’apprendre hier la mort, à l’âge de 48 ans, du bottier Stefano Bemer, dont nous avions brièvement évoqué le travail à l’occasion de notre entretien avec Jacques Ferrand. Nous pensons fort à sa famille et à ses proches dans ce moment difficile.
Plus d’informations: Corriere Fiorentino/Facebook
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