Vintage Camel Coat: Sulka
Chalk Stripe Suit: Marc Guyot
Shirt: Mazzarelli
Knit Tie: Drake’s London
Pocket Square: Simonnot Godard
Shoes: Crockett & Jones
Vintage Camel Coat: Sulka
Chalk Stripe Suit: Marc Guyot
Shirt: Mazzarelli
Knit Tie: Drake’s London
Pocket Square: Simonnot Godard
Shoes: Crockett & Jones
Classé dans Vestiaire / Outfits
Voici le premier lookbook jamais réalisé par Drake’s, le résultat est plutôt probant et prometteur pour la marque anglaise qui tend, depuis son rachat par The Armoury, à étoffer son offre en proposant dorénavant des vestes et des chaussures. 







Source: Selectism
Classé dans Marques / Brands
Au cours de nos billets récurrents intitulés inspiration de la semaine, nous présentons en images des personnalités dont le style, à défaut d’un meilleur terme, mérite d’être étudié. Nous choisissons aujourd’hui de mettre en lumière l’Australien Ethan Newton. Ce professionnel a débuté sa carrière dans le denim, ce qui l’a notamment amené à travailler au Japon avec le fondateur d’Evisu, Hidehiko Yamane. Il a ensuite officié en tant que tailleur pendant six ans pour Herringbone. Il a aussi collaboré avec son compatriote et ami Patrick Johnson. Depuis mai 2011, il travaille pour The Armoury, célèbre magasin situé à Hong-Kong.
Nous apprécions grandement la manière dont cet homme s’habille. D’après ses propres dires, il mesure 1m81 et pèse un peu plus de 100kg ce qui rend tout de suite la tâche un peu plus délicate. Sa force est qu’il n’essaie pas de s’habiller comme un autre, il sait exactement ce qui marche pour lui, ce qui correspond à son physique. Il démontre à lui tout seul que contrairement à ce que l’on voit dans les magazines, il n’y a pas de silhouette type pour être élégant. En outre, il a très bon goût. Cela aide aussi.
Source photos: Ethan Newton
Classé dans Personnalités / People
Je présente aujourd’hui un ensemble volontairement austère qui constitue un grand basique du vestiaire masculin, un pantalon gris et une veste bleu marine qu’on appelle communément « blazer ». Très clairement, je considère cette tenue comme un déguisement, je ne l’apprécie pas particulièrement et je ne la trouve pas très intéressante. Mais, habitant Paris, je constate chaque jour que ce type de mise est affectionné par beaucoup d’hommes de plus de quarante ans pour qui il s’agit d’un uniforme quotidien, mais qui peinent à l’exécuter avec justesse. Je vous ferai donc part au travers de ce billet des quelques règles qui me semblent pertinentes lorsque l’on adopte cette tenue.
Commençons par le « blazer » qui est la pièce centrale de cette mise. Il me semble qu’un petit rappel historique s’impose. Le blazer, le vrai, a fait son apparition en 1837 lors d’une visite de la Reine Victoria sur le HMS Blazer. À cette occasion, le commandant de ce navire avait fait porter à tout son équipage des vestes bleu marine croisées, à boutons dorés. Dès lors, l’authentique blazer est en principe toujours croisé et se limite à n’être porté qu’au bord de la mer.
Aujourd’hui, force est de constater que les hommes qui portent le blazer ne semblent par très sensibles à ces considérations. En effet, le blazer s’est démocratisé et, au grand dam des puristes, des versions droites ont fait leur apparition sur le marché. Ce sont d’ailleurs ces versions qui sont les populaires aujourd’hui.
En l’occurrence, le « blazer » que je porte est droit, à fente double, et présente des poches inclinées. Il est en laine super 120. D’inspiration et de construction plutôt britannique, la ligne d’épaule est assez marquée et n’a rien à voir avec celle des vestes sans padding et sans cigarette que j’ai présentées dans mes mises précédentes. On peut constater que ce type de construction ne convient pas vraiment à mon physique. Ce n’est pas un secret, je n’apprécie pas trop les vestes très structurées, au-delà de l’aspect esthétique qui ne m’enchante guère, je les trouve beaucoup moins confortables. À ce titre, un tailleur napolitain avait tenu le propos suivant : « Le style anglais traditionnel et le style napolitain s’opposent fondamentalement. On a d’un côté la vision britannique qui consiste à concevoir la veste comme une armure qui va avoir pour but de camoufler les défauts physiques de celui qui la porte et de l’autre côté, l’approche napolitaine qui consiste à concevoir la veste comme si elle était une chemise de manière à ce qu’elle épouse le physique de son porteur de la manière la plus naturelle qui soit. » En ce qui me concerne, les Croisades sont terminées, je privilégie donc la seconde approche. Cependant, tout cela n’est que théorique et l’important est de trouver ce qui vous plaît et ce qui correspond le mieux à votre physique.
Pour ce qui est des poches inclinées, j’ai déjà écrit que je n’en étais pas un grand amateur et que je préférais les poches horizontales ou les poches plaquées. Néanmoins, esthétiquement parlant, je les trouve plus pertinentes lorsqu’elles sont plus inclinées et avec des rabats plus larges qu’en l’espèce, à l’instar de celles d’un des costumes que porte George Lazenby dans Au Service Secret De Sa Majesté.
J’ai volontairement laissé les boutons dorés afin que l’on ne méprenne pas cette veste pour une veste de costume que j’aurais dépareillée. De plus, ils ont tendance à renforcer le caractère austère et contre tendance de l’ensemble ce qui n’est pas pour me déplaire.
Je porte un pantalon gris anthracite, en serge de laine, à tirettes côté. Il a un montant et une pointe de fond suffisamment conséquents pour être porté à la taille naturelle. Comme la plupart de mes pantalons, il est à 18 dans le bas. En revanche, il présente pour une fois un bas simple ce qui implique qu’il soit un peu plus long afin de venir légèrement casser sur les chaussures.
La chemise est bleu pâle, à poignets simples, avec un col assez long comme très souvent. Comme l’avait dit Le Chouan Des Villes dans un de ses billets décrivant une mise de Brice Hortefeux, la chemise blanche à poignets mousquetaires est trop formelle pour accompagner un blazer qui est un vêtement résolument « sport ». C’est une « erreur » que font malheureusement bien trop souvent les hommes qui s’habillent de cette manière.
La cravate à rayures que je porte est non doublée, en soie sauvage ; elle vient apporter une toute petite touche d’originalité à cet ensemble monotone. J’apprécie l’aspect assez mat de la soie sauvage que je préfère aux cravates satinées que je vois trop souvent dans les rues de Paris. Comme d’habitude, je la porte assez courte. Le port d’un ensemble aussi ennuyeux peut en outre permettre de porter une cravate en tricot à bout droit, voire même à rayures horizontales.
Même si je n’en porte pas, je n’ai pas, contrairement à Virgile, une aversion viscérale pour les pochettes en soie qui sont souvent affectionnées par les messieurs qui arborent ce genre d’ensemble. Mais en l’espèce, j’ai opté pour une pochette en lin blanc en TV Fold comme je le fais la plupart du temps.
Enfin, j’ai conclu le tout avec un derby 5 œillets en box calf marron foncé qui ne dénote pas avec l’esprit de l’ensemble. La combinaison blazer et pantalon gris permet d’ailleurs un choix assez important en matière de chaussures. En effet, des loafers, en box ou en veau-velours, ou des derbies fulls brogues (avec un pantalon à bas revers de préférence) auraient aussi pu trouver leur sens en l’espèce. Malheureusement, ce type de mise est quasi toujours accompagné d’une paire de chaussures noires, très souvent un penny loafer en manque de cirage, par les hommes qui se vêtent ainsi quotidiennement.
Pierre-Antoine LEVY
Photos prises par Virgile MERCIER à l’aide d’un Canon EOS 1100D
Veste : Hackett
Chemise : Arthur & Fox
Cravate : Drake’s
Pantalon : Hackett
Chaussures : Crockett & Jones
Classé dans Vestiaire / Outfits
Après avoir proposé deux mises plutôt formelles, je propose cette fois-ci un ensemble beaucoup plus sport qui repose avant tout sur une pièce centrale, un voyageur en demi mesure dans un tissu pied de coq Holland & Sherry pesant 700g/mètre. Je précise d’ores et déjà que malgré le soleil apparent, les photos ont été prises en février à une période où les températures étaient beaucoup plus basses.
Ce manteau (taille 46) est basé sur le même patronage que celui qu’arbore Virgile dans son billet Only Brown In Town. Je ne vais pas donc pas revenir sur ses caractéristiques car il les a déjà présentées.
À l’instar du sien, la longueur est d’un mètre, ce qui me paraît adapté en l’espèce. Les manches sont volontairement plus longues que celles de mes manteaux/imperméables de mi-saison. En effet, c’est un manteau d’hiver, je le porte donc généralement avec une paire de gants, dès lors une manche un peu plus longue donne une meilleure couverture et une meilleure isolation.
C’est un manteau sport du fait de son patronage caractérisé notamment par ses grosses poches plaquées à rabat et aussi du fait du motif du tissu. Dès lors, il me semble plus approprié de le porter par-dessus une tenue dépareillée que par-dessus un costume.
Mais revenons sur ce tissu à motif pied de coq plutôt marqué. Le moins que l’on puisse dire est que cela sort de l’ordinaire. Je dois reconnaitre que j’apprécie particulièrement le pied de coq et le pied de poule d’une manière générale, je trouve que ces motifs ont plus de personnalité que le chevron qui présente l’avantage et le désavantage d’être très discret. En l’espèce, ce manteau n’est pas discret, je me doute qu’il sera considéré comme inélégant par de grands penseurs qui crieront à la faute de goût. Bien sûr, cela n’empêchera pas ces détenteurs du Savoir universel d’apprécier ce type de pièce en regardant un film américain des années quarante. La vérité est qu’il s’agit simplement une pièce très classique qu’on peut apprécier ou pas.
Je reconnais que ce manteau n’est pas pour les « débutants ». Il n’est pas discret et de fait attire les regards. Il faut pouvoir l’assumer. Autant le dire clairement, si vous ne vous êtes pas affranchi du regard des autres, passez votre chemin.
En outre, ce manteau m’a permis de constater, une nouvelle fois, la grande inégalité existant en matière vestimentaireentre les hommes et les femmes. En effet, j’ai pu constater que lorsqu’une femme, quel que soit son âge, porte une veste ou un manteau dans un tissu similaire, cela ne « choque » personne. En revanche, pour un homme, a fortiori relativement jeune, je vous garantis que c’est une autre histoire.
Au-delà du manteau, le reste de la mise n’a pas grande importance. C’est une mise dépareillée qui comporte un blazer bleu croisé 6×2 à poches plaquées et un pantalon de flanelle gris clair, à pattes de serrage, bas à 18cm et revers de 5cm.
La chemise est blanche à fines rayures bleues, à poignets simple comme d’habitude. Le col est différent de ceux présentés dans les deux mises précédentes. C’est un semi-spread, il ne fait que 7,6cm de longueur mais il est suffisamment évasé pour rester sous les revers de la veste. En revanche, il ne présente pas un empattement suffisant, à mon goût, ce qui fait que le nœud de cravate ne vient pas s’insérer de manière très nette. À ce sujet, la cravate est en cashmere gris foncé, elle fait 8cm dans le bas.
Afin d’insister sur le côté sport de l’ensemble, je porte une paire de chukka boots en veau velours sable, non doublée. Je sais qu’il y a quelques opposants au port d’un bas revers avec une paire de chukka mais je ne me suis jamais senti concerné par cette règle. Je porte des bas revers parce qu’ils donnent d’avantage de tenue au bas du pantalon. En outre, je porte mes pantalons courts, avec très peu de cassant, le revers me permet d’insister sur le fait que c’est bien volontaire. Pour les bas simples, même très étroits, un peu plus de cassant me paraît, en général, plus approprié.
Enfin, je porte un mi-bas pied de poule gris et noir afin de maintenir un semblant de continuité avec le pantalon.
Bonne lecture,
Pierre-Antoine LEVY
Photos prises par Virgile MERCIER à l’aide d’un Canon EOS 1100D
Suite aux très nombreux mails que nous recevons chaque semaine, nous avons pris la décision de citer les marques à titre indicatif.
Manteau : Marc Guyot
Blazer : Boglioli
Chemise : Barba Napoli
Pantalon : Arthur & Fox
Cravate : Drake’s
Chaussures : Alden
Classé dans Vestiaire / Outfits