Archives de Tag: Ivy league

Ralph Lauren F/W 2014

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La Varsity Letter

Nous avons à plusieurs reprises abordé le style universitaire américain, que ce soit à travers des articles ou des interviews traitant du style Ivy League ou encore du style Preppy. Aujourd’hui, nous vous proposons un gros plan sur la Varsity Letter, élément typique de ce style et repris aujourd’hui par de nombreuses marques.letter cardigan

Au départ, cette grosse initiale placée généralement sur un pull, un cardigan ou un jersey (on parle de letterman sweater), est une manière de distinguer les équipes de sport des différentes universités américaines comme Princeton ou Harvard. L’équipe de baseball de cette dernière arbore fièrement un H en style "old english" sur ses chemises en flanelle dès 1865. Elle sera suivie par l’équipe de football américain.

Harvard archivesRapidement, la pratique va conférer un rôle de récompense à la varsity letter. En effet, le capitaine de l’équipe attribuait une lettre aux joueurs ayant participé à de nombreuses rencontres ou aux plus importantes. A la fin de la saison, si un joueur n’avait pas assez joué, il se devait de porter sa veste retournée afin qu’on ne voit pas la lettre.letter cardigan 4

Dehen1920

Archive de Dehen1920

Ainsi, la tradition des varsity letters répond à certains codes. Originalement, elles étaient fabriquées en tissu chenille – on parle donc de chenille letter aux Etats-Unis, du nom de la technique particulière de tissage – et en feutre et devaient mesurer entre 4 et 8 inches, en fonction du grade de l’étudiant (junior ou senior).chenille-letter-01

Placée sur un pull, la varsity letter doit être centrée sur la poitrine. Sur un cardigan, elle est située sur la gauche. D’autres attributs viennent également s’ajouter au monogramme: les bandes sur la manche gauche correspondent au nombre de lettres remportées par un étudiant; une étoile vient identifier les capitaines d’équipes.VarsitySweater4

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Archive de Dehen1920 – 1960′s (on remarque les bandes sur la manche gauche)

La varsity letter sera adoptée par de nombreux établissements américains dès la fin du XIXième siècle, pour leurs clubs de sport mais également pour d’autres activités (on pense notamment aux célèbres marching bands). Le letterman sweater sera peu à peu remplacé par la varsity jacket à partir des années 1940, dont le corps est réalisé en laine bouillie et les manches en cuir. Les étudiants américains portent encore aujourd’hui ce blouson aux couleurs de leur établissement, perpétuant ainsi la tradition.

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Letterman sweater (gauche) – Varsity jacket (droite)

La varsity jacket connaîtra un succès planétaire dans les années 70/80, puis à nouveau à partir de 2010, de nombreuses marques reprenant la varsity letter voire les différents attributs cités précédemment comme l’étoile ou les bandes sur la manche, les vidant par la même occasion de leur substance. Néanmoins, une marque ancestrale comme Dehen1920 dont nous nous faisions l’écho il y a quelques mois est directement issue de cette période et fabrique encore aujourd’hui des cardigans et des varsity jackets de grande qualité.
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Dehen1920 aujourd'hui

Dehen1920 aujourd’hui

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Inspiration de la semaine – Hirofumi Kurino

En cette période de salons professionnels comme le Pitti Uomo à Florence – et de déferlement streetstyle sur les blogs et les tumblr – vous avez sans doute déjà aperçu cet homme, Hirofumi Kurino. M. Kurino est sans aucun doute un des hommes les plus influents au sein du menswear, et ce depuis un certain temps déjà: il est l’un des fondateurs et directeur artistique du groupe United Arrows au Japon, avec Yasuto Kamoshita notamment.YASUTO-KAMOSHITA-and-HIROFUMI-KURINO

Hirofumi Kurino a un style personnel immédiatement reconnaissable. Très influencé par le vêtement américain, il adopte fréquemment des tenues d’inspiration Ivy League ou tirées du workwear, tout en sachant en détourner les codes. En outre, tout est souvent déstructuré, du col de chemise au pantalon, en passant par la veste et cela confère à H. Kurino une décontraction enviable.

Voici quelques exemples de ses tenues et une petite interview à propos du Mackintosh.

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Interview de Yasuto Kamoshita, directeur artistique d’United Arrows

For The Discerning Few a le plaisir de présenter une interview de Yasuto Kamoshita, directeur artistique d’United Arrows et designer de Camoshita United Arrows.

English version

For The Discerning Few : Pourriez-vous nous présenter votre parcours personnel ?

Yasuto Kamoshita : Je viens de Tokyo. Je suis diplômé de l’université des Beaux-Arts de Tama. J’ai travaillé pour Beams dans la vente dans un premier temps, puis je me suis occupé des achats et de la planification. J’ai ensuite participé à la création d’United Arrows en 1989 pour qui j’ai tout d’abord été responsable des achats pour l’homme et des visuels. Je suis aujourd’hui directeur artistique de la société.

FTDF : Quand avez-vous commencé à prêter attention à la manière dont vous vous habilliez ?

Yasuto Kamoshita : J’ai vraiment commencé à y prêter attention quand j’étais au lycée car c’est à cette période que j’ai développé un intérêt pour la mode. Cela s’est confirmé à l’université car alors même j’étudiais l’architecture d’intérieur, je me suis finalement tourné vers la mode et l’habillement.

FTDF : Pourriez-vous décrire votre style personnel ?

Yasuto Kamoshita : Je suis né en 1958 donc, de fait, j’ai été très imprégné par la culture américaine et notamment tout ce qui tournait autour du style Ivy League qui était très populaire durant ma jeunesse. Je dirais donc que mon style est avant tout d’inspiration américaine. Sinon, mon style est assez « classique ». J’aime bien être assez « habillé » mais sans que cela se traduise par une apparence rigide ou autoritaire. Il faut être sérieux, mais pas trop.

FTDF : Quand est-ce que votre marque Camoshita United Arrows a-t-elle été créée ? Quelle était votre ambition au moment de son lancement ?

Yasuto Kamoshita : Camoshita United Arrows a été lancée en 2007. L’ambition était tout simplement de créer une marque incarnant une certaine vision du style japonais.

FTDF : Pourriez-vous justement nous parler de la dernière collection que vous avez présentée au dernier Pitti Uomo ?

Yasuto Kamoshita : Cette collection qui est celle de l’hiver prochain est assez habillée et formelle. Elle tend à représenter ce que j’appellerais le « dandysme japonais » en présentant le savoir-faire japonais en matière de costumes et de vestes qui sont à l’origine des vêtements occidentaux. En effet, les Américains et les Européens ont de fait une grande culture et un énorme savoir-faire concernant le vestiaire masculin. Mais je pense qu’il existe aussi une interprétation et un savoir-faire japonais  en la matière que les gens auront, je l’espère, la possibilité de découvrir au travers de cette collection.

FTDF : Le Japon est désormais le marché numéro 1 pour tout ce qui touche à l’habillement masculin avec des consommateurs très sensibles et très pointus. Est-ce un état de fait que vous êtes en mesure d’expliquer ?

Yasuto Kamoshita : Je n’ai pas vraiment d’explication précise à donner. Je dirais tout simplement qu’il est dans la culture japonaise d’apprendre les choses assez vite. Nous sommes d’une manière générale assez minutieux. Une fois que nous avons assimilé les bases, nous aimons bien essayer d’améliorer et de développer les choses.

Concernant l’habillement masculin, il y a beaucoup de Japonais qui sont passionnés par le style américain et la culture tailleur européenne ; et qui ont beaucoup appris en s’en inspirant. Enfin, c’est vrai qu’il y a au Japon une culture du détail qui aide forcément à être précis aussi bien pour acheter que pour créer.

FTDF : Vous êtes spécialiste de la culture américaine et notamment de la période Ivy League. Pourriez-vous expliquer à nos lecteurs la différence entre les styles Ivy et Preppy ?

Yasuto Kamoshita : Il y a tout d’abord une différence d’époque. Le style Ivy League s’est développé dans les années 1960 avant la guerre du Vietnam alors que le mouvement Preppy n’est apparu qu’à la fin de la guerre.

En fait, le style Ivy était avant tout basé sur la provenance des produits et il reposait donc sur des marques américaines telles que J. Press, Gant ou Brooks Brothers. Mais avec le développement du mouvement Hippy, le style Ivy s’est trouvé mélangé à des marques européennes. C’est cet amalgame qui a fait émerger le style Preppy au début des années 1980.

Pour ce qui est des différences pures, le style Ivy est beaucoup plus codifié ; il fallait s’habiller selon une heure, un lieu, une occasion. De plus les couleurs dominantes étaient assez sobres : bleu marine, gris, marron. Le style Preppy est beaucoup plus débridé et beaucoup plus coloré.

FTDF : Que pensez-vous de la manière dont s’habillent les hommes français aujourd’hui ?

Yasuto Kamoshita : Aujourd’hui, ce que j’en pense ? Rien. Même si je ne l’ai pas vu de mes propres yeux, je pense que les années 1960 étaient la période à laquelle les hommes français s’habillaient le mieux. On peut s’en apercevoir en regardant des films tels que Le Samouraï avec Alain Delon.

FTDF: Avez-vous des icônes de style ?

Yasuto Kamoshita : Je vais sans doute citer les mêmes que beaucoup d’autres : Fred Astaire, Steve McQueen, Jean-Paul Belmondo ou encore Serge Gainsbourg.

Je pense qu’il est bon de tirer ses inspirations de différentes périodes et de différents horizons. Il faut prendre ce qu’on apprécie chez les autres et essayer de l’adapter à sa personne. C’est ainsi qu’on crée son style. Il ne faut pas s’inspirer d’une seule personne et essayer de la répliquer, on ne deviendra jamais élégant en procédant ainsi. Il faut au contraire s’ouvrir et puiser dans plusieurs sources.

FTDF : Quels sont les endroits et les magasins que vous aimez visiter lorsque vous êtes à Paris ?

Yasuto Kamoshita : J’aime aussi bien aller aux Puces qu’aller chez Hermès, Charvet et Arnys. J’aime aussi visiter les musées et me promener rue de Seine.

FTDF : Quel conseil donneriez-vous à un jeune homme essayant créer son propre style ?

Yasuto Kamoshita : Ne te contente pas de la mode et de l’habillement. Sois curieux. Prend le temps d’apprécier les belles choses de la vie. Instruis-toi.

For The Discerning Few remercie Yasuto Kamoshita pour sa disponibilité, son savoir et sa gentillesse.

Remerciements également à Béatrice Kim.

Interview réalisée par PAL et VM pour le compte de For The Discerning Few avec l’aide précieuse de Yumiko Kaneko. Paris, janvier 2012. Tous droits réservés.

Source photos: For The Discerning Few; Yasuto Kamoshita; The Sartorialist; Street FSN.

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Les blousons MKI

Aujourd’hui, nous vous proposons un gros plan sur la marque britannique MKI et plus particulièrement sur sa collection de blousons. La boutique MKI Miyuki-Zoku a été fondée à Leeds en 2010 par Vik Tailor et propose des marques de designers, des collaborations mais également ses propres produits, à des prix intéressants.1

Le nom "Miyuki-Zoku" vient du nom d’un groupe de jeunes japonais qui, les premiers, ont adopté le look "Ivy League" en 1964. Ce nom vient de la rue Miyuki, situé dans le quartier de Ginza à Tokyo, où le groupe avait ses habitudes, le mot "zoku" signifiant "sous-culture" ou "groupe". Les "Miyuki-Zoku" étaient pour la plupart des adolescents, filles et garçons mélangés, et on a compté jusqu’à 700 membres lors de l’apogée de cette tendance au Japon.2

Pour en revenir au sujet qui nous intéresse, MKI propose également une boutique en ligne où l’on trouve ses fameux blousons. On sait tous qu’il est difficile de trouver des blousons bien coupés, dans de belles matières et à des prix abordables. Or si MKI propose toute une série de vêtements et autres accessoires, nous retenons particulièrement sa collection de blousons.

En effet, qu’il s’agisse de blousons en laine, en twill de coton, de ses varsity jackets – manches en cuir/corps en laine – ou de ses "perfectos", MKI développe des modèles remarquables, à des prix situés généralement sous les 200 € (frais de port compris). Outre les patronages réussis, les finitions sont également excellentes: la plupart des modèles sont dotés de zip double curseur – détail d’importance tant pour le look que pour le confort -, les blousons boutonnés comportent des boutons rapprochés sur le bas afin de laisser un ou deux boutons ouverts, les bords-côtés sont de qualité, serrés et pas lâches comme ceux que l’on trouve généralement, même à des prix plus élevés, et les coupes raviront les petits gabarits, qui se trouvent généralement déconfits avec des blousons Taille S aux manches et au corps bien trop longs.

La collection MKI n’est en rien révolutionnaire et on ne peut pas parler, en la voyant, de "créativité débridée". Mais comme nous avons eu maintes fois l’occasion de l’écrire ici, la créativité n’est en rien pertinente dès lors que les produits proposés se retrouvent peu pratiques à porter et de qualité douteuse. Ce n’est pas le cas des produits MKI et cela méritait d’être souligné tant il est compliqué de trouver de bons basiques à des prix convenables.

Voici une petite sélection de blousons MKI:

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