Quelques marques japonaises à connaître

Beams Plus: La marque des magasins Beams qui propose avant tout des pièces s’inspirant de l’Americana.Beams Cable Knit Beams Chino Beams MacBuzz Rickson’s: Une des nombreuses marques japonaises spécialisées dans les reproductions très précises de pièces militaires américaines. Distribuée en Europe par Eastman Leather, elle propose des produits d’excellente qualité.USAAF Ath train jack 3 Buzz Buzz Rickson'sCamoshita by United Arrows: La marque de Yasuto Kamoshita ancien acheteur et actuel directeur artistique d’United Arrows qui exprime une vision de l’élégance japonaise inspirée notamment par l’Ivy League et le style des tailleurs italiens.Camoshita 1 Camoshita 2 Camoshita 3

Haversack: Une marque raffinée proposant certaines pièces très simples et d’autres très sophistiquées.Haversack 4 Haversack 2 Haversack 3

haversack double breasted seersucker

Hender Scheme: Une marque spécialisée dans les créations en cuir réalisées à la main, notamment connue pour ses Air Force 1 de luxe. Des tarifs qui provoquent des crises cardiaques.Hender Scheme 1 Hender Scheme 2 Hender Scheme 3 Hender Scheme 4 Hender Scheme

Human Made: La réunion de Nigo (créateur de A Bathing Ape) et du graphiste Sk8thing; des pièces basiques à l’esprit décalé.Human Made 1 Human Made 2 Human Made 3 Human Made Sweat

Iron Heart: Une marque à l’origine destinée aux bikers qui propose des jeans et des chemises (denim/flanelle de coton) faits dans les règles de l’art d’une qualité assez remarquable. Provoquera une rupture d’anévrisme de votre portefeuille.Iron Heart 2 Iron Heart 3 Iron Heart Indigo Iron Heart

Junya Watanabe Man: La marque de l’ancien protégé de Rei Kawakubo de Comme Des Garçons, aussi innovante qu’onéreuse. L’outerwear retient tout particulièrement notre attention.

Junya + Duvetica junya round collar waxed work jacket TwillTrimmedCottonCoatBrown Junya Watanabe ManKamakura Shirts: Des chemises bien patronnées, dans des vrais tissus avec un cahier des charges qui tient la route (Boutons nacre, coutures anglaises, col et et poignets entoilés) proposées à moins de 70€. Un des meilleurs rapport qualité/prix du marché notamment concernant les buttondown en oxford.Kamakura 1 Kamakura 2 Kamakura 3 Kamakura 4

Kapital: Une des innombrables marques japonaises qui s’inspirent du workwear vintage américain, initialement uniquement portée sur le denim, elle propose désormais une gamme plus étoffée de produits qui pour la plupart semblent avoir fait trois guerres mondiales. Un vrai savoir-faire reconnu par les connaisseurs.Kapital 1 Kapital 2 Kapital 3Kapital 4

Mt Rainier Design: Une marque inspirée initialement par l’outdoor wear américain des années soixante revendiquant avant tout l’usage du 60/40 pour produire une majeure partie ses pièces. Ce matériau est composé de 60% de coton tissé à l’horizontal et de 40% de nylon tissé à la vertical. L’idée est d’associer l’imperméabilité et la légèreté du nylon avec la respirabilité du coton afin d’obtenir un vêtement efficace aussi bien sous la pluie que par temps sec.Mt Rainier 5 Mt RainierMt Rainier 4 Mt Rainier 2

Nanamica: Une marque de sportswear créée en 2003 par Eiichiro Homma qui s’occupait du Purple Label de North Face (Ligne exclusivement réservée au Japon) reconnue entre autre pour ses sacs à dos et ses varsity jackets.CyclingPackNavy Nanamica Nanamica VarsityJacket Nanamica SweatCrewNeckShirtHeatherGray NanamicaNeighborhood: Créée en 1994 par Shinsuke Takizawa, cette marque mérite d’être connue ne serait ce que pour la parka ci-dessous. Aussi cher que beau.Neighborhood 1Nisus Hotel: Une énième marque inspirée par le sportswear universitaire américain. Steve McQueen aurait pu en porter. Du lourd.Nisus Hotel 1 Nisus Hotel 2 Nisus Hotel 3 Nisus Hotel 4 Nisus Hotel 5The Real McCoy’s/Joe McCoy (Sportswear): Sans doute la marque japonaise de répliques de vêtements militaires américains des années 40/50 la plus connue et la plus respectée avec Buzz Rickson’s et dans une moindre mesure The Few (beaucoup plus confidentielle). Plus chère que Buzz Rickson’s les finitions et le sens du détail sont peut-être encore un cran au dessus même si cela est parfois contesté par certains spécialistes du genre.B15 TRMC Parka TRMC USN Chambray TRMC Chino TRMCRing Jacket: Une marque de costumes que The Armoury a grandement contribué à faire connaître hors du Japon. De très bons produits avec un très bon rapport qualité/prix.Ring Jacket 1 Ring Jacket A1 Ring Jacket Birdseye Ring Jacket Chalkstripe Suit Ring Jacket Coat Ring Jacket DB

Rocky Mountain Featherbed: Une ancienne marque américaine créée dans le Wyoming dans les années 60, tombée en désuétude dans les années 80 elle a été relancée en 2005 par le groupe japonais 35 Summers. Elle propose les meilleures doudounes sans manches du marché.Rocky Mountain FeatherbedSamurai Jeans: Des jeans, des chemises western, des répliques de vestes militaires US, des sweatshirt, des henley… le tout bien réalisé. La routine.Samourai 2 Samurai 1 Samurai 3 Samurai SweatWaste (Twice): Une autre marque très peu diffusée inspirée par le workwear et le vestiaire militaire.WT1 WT2 WT3

Interview de Renaud Blin, Monsieur Saint-Germain

Nous avons le plaisir de vous présenter une interview de Renaud Blin, connu aussi sous le nom de Monsieur Saint-Germain, maroquinier et sellier autodidacte.

For The Discerning Few : Peux-tu nous présenter ton parcours personnel ?

Renaud Blin : J’ai un parcours très atypique. J’ai travaillé dans le prêt-à-porter en tant qu’acheteur de matières pour différentes marques. Je me suis ensuite dirigé vers l’horlogerie et j’ai travaillé pour Rolex pendant plusieurs années. J’étais déjà intéressé par les produits faits à la main et par le travail du cuir avant même ces expériences, mais c’est au cours de ces années dans l’horlogerie que je me suis mis à faire de la couture sellier de manière autodidacte en apprenant notamment beaucoup sur internet.

J’ai commencé par réaliser des pièces pour moi et j’ai ensuite fait des étuis d’appareils photo qui ont beaucoup plu à mon entourage et à diverses personnes qui j’ai pu rencontrer. C’est ce qui m’a vraiment poussé à développer cette passion en une véritable activité. Donc cela fait presque un an et j’ai lancé mon blog au mois de mars afin de me donner plus de visibilité. Cela a commencé à rapidement bien marcher, surtout à l’étranger, au Japon, aux États-Unis et même en Australie.

J’ai ensuite commencé à diversifier mes créations car initialement étant passionné de photo, je pensais me concentrer avant tout sur les étuis d’appareils photo. Je me suis donc mis à faire des étuis d’Ipad, d’Iphone et de fil en aiguille toute une ligne de petite maroquinerie faîte à la main et en France, bien sûr.

FTDF : A 38 ans et en pleine période de crise, un tel changement était assez risqué.

Renaud Blin : Effectivement, c’était un changement radical. Mais pour avancer et faire évoluer sa situation il me paraît nécessaire de prendre des risques. J’avais aussi une situation familiale me permettant ce changement. Aujourd’hui, j’ai la chance que ça marche donc c’est positif.

FTDF : Comment as-tu réussi à te faire connaître au départ ? La presse n’étant pas trop disposée à parler de gens qui se lancent, a fortiori des artisans.

Renaud Blin : C’est vrai que les petites activités qui commencent comme la mienne ne semblent pas passionner la presse. Au départ, j’ai avant tout fonctionné à l’aide des relations que j’avais dans le prêt-à-porter et l’horlogerie, et bien évidemment aussi principalement par internet via mon blog et certains forums qui m’ont été très utiles.

Internet a été crucial à mon développement car aujourd’hui, j’ai 80% de ma clientèle qui est à l’étranger. Sans internet, je me serais contenté de faire des produits de temps en temps pour mes amis, et je n’aurais jamais décollé.

FTDF : Quelles conclusions en tires-tu ? Le client français est-il moins sensible au produit ? Car on parle beaucoup en ce moment du Made In France, du travail fait à la main, mais concrètement au regard de ce tu nous décris  ça n’a pas l’air d’être suivi d’effets.

Renaud Blin : Effectivement, j’ai la sensation que le Made In France n’est mis en avant que lorsqu’il s’agit d’une grande Maison. J’ai l’impression qu’à l’étranger les clients sont moins frileux concernant les jeunes créateurs et les artisans qui démarrent, ils portent d’avantage leur attention sur le produit. À titre d’exemple, pour les étuis d’appareils photo, j’ai tout de suite été contacté par des Japonais alors même qu’il y a une vraie offre en la matière sur place. On sent qu’il y a beaucoup plus d’intérêt pour la chose tout simplement.

En France, les gens semblent être un peu plus captifs des grandes enseignes.

FTDF : Tu as des tarifs très placés. Était-ce une volonté de ta part dès le début ?

Renaud Blin : Tout à fait. Je souhaitais que les prix soient raisonnables. Je n’ai pas la prétention de venir placer mes produits au même niveau que des Grandes Maisons du Luxe.

FTDF : Comment as-tu fait pour développer tes modèles lorsque tu as débuté ?

Renaud Blin : J’ai commencé par tester mes capacités surtout pour les doublures car ce n’était pas évident au début. J’ai investi dans l’outillage afin de faire des piqures sellier vraiment correctes, bien parallèles au bord.

J’organise ma semaine en deux parties. En début de semaine, j’effectue toute la découpe de mon cuir des commandes que je vais traiter dans la semaine, c’est le plus gros du travail. En fin de semaine, je fais les finitions. L’organisation était assez dure à trouver au départ, car si on fait produit par produit, ça ne va pas, c’est trop lent.

En fonctionnant comme je le fais dorénavant cela évite de se disperser.

FTDF : Peux-tu nous expliquer comment se passe la relation avec tes clients ?

Renaud Blin : Généralement, les clients me contactent via mon blog. Ils choisissent la peau, la couleur, la peau de la doublure et les couleurs de tranche et les couleurs de fils.

À ce titre, je vais prochainement proposer des peausseries exotiques avec notamment de l’alligator et de l’autruche.

Le client n’est pas du tout limité à ce qu’il a vu sur le blog. Il est très rare que je vende le produit qui est déjà présenté. J’essaie vraiment de faire du sur-mesure.

Dans le blog, je n’ai pas trop voulu rentrer dans les détails donc j’envoie généralement au client une sorte de mini cahier des charges indiquant notamment les dimensions de l’objet.

Pour les bracelets de montre, par exemple, je demande toujours la circonférence du poignet et le modèle de la montre afin de déterminer l’épaisseur du bracelet en fonction du boitier.

Je réalise généralement les produits en une semaine et ils sont expédiés dans la foulée. Je suis ensuite tributaire des délais des transporteurs.

Je reste en contact avec le client jusqu’à ce qu’il reçoive son ou ses produits car j’apprécie toujours d’avoir un retour.

FTDF : Quelles peaux utilises-tu ?

Renaud Blin : Toutes les peaux sont françaises, généralement tannées en Italie et viennent d’un fournisseur français. J’utilise principalement du collet à tannage végétal ce qui permet d’éviter les allergies. Il n’y a aucun tannage au chrome. Généralement c’est du cuir mat gras qui est bien plus résistant qu’un cuir naturel sans tannage.

FTDF : Quelles sont les pièces les plus dures à réaliser ?

Renaud Blin : Pour le moment, ce sont les étuis d’appareil photo car la couture de la base de l’étui est assez délicate à faire, il faut coudre en biais.

FTDF : Nous savons que tu as fait de la patine de chaussure, comptes-tu proposer prochainement des patines à la carte ?

Renaud Blin : Effectivement, par le passé, j’ai fait pas mal de patines de chaussures et je suis en train de réfléchir  à faire des patines pour mes produits. Toutefois, c’est un procédé plus compliqué qu’on ne le croit à mettre en place car il est délicat de réaliser exactement la même patine, d’obtenir le même rendu. Suivant le cuir, une même patine peut avoir en fin de compte un aspect différent. De plus, entre une photo et la réalité, il y a parfois des différences. Il faut donc faire des « recettes » et les conserver. Donc, l’idée m’est venue de le faire mais pour le moment, je préfère rester sur du naturel. Je me contente de passer une cire antiquaire qui imperméabilise bien le produit et qui fait apparaître des nuances, mais qui n’entrave pas la patine du temps.

Je préfère proposer un produit neuf au début qui va se patiner au fil de l’usage.

FTDF : Quelles sont tes influences ?

Renaud Blin : Étant un grand passionné de photo, ce sont les vieux appareils photos qui m’ont influencé quand j’ai commencé à faire des étuis. Je me souviens encore des vieux appareils de mon père qui avaient de très beaux étuis. Or, avec les nouveaux appareils qui adoptent aussi un aspect rétro, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de réaliser ce type de produit que je trouve beaucoup plus esthétique que les étuis en nylon qui accompagnent désormais la plupart des appareils.

Sinon, pour ce qui est des vêtements, j’ai toujours aimé les belles matières et les belles coupes. Je suis aussi passionné par les vêtements militaires. On peut retrouver cette influence dans certains des produits que je propose tels que la sangle d’appareil photo ou certains petits sacs que je réalise à partir de toile militaire.

FTDF : As-tu une période de prédilection concernant le style ?

Renaud Blin : Des années 30 aux années 60, on s’arrête en 1970 (rires).

FTDF : Quels sont tes prochains chantiers ?

Renaud Blin : J’ai récemment réalisé un sac à partir d’un sac à linge militaire, idéal pour aller à la plage, qui a deux anses en cuir rivetées à l’extérieur et à l’intérieur pour éviter que la toile ne se déchire.

Et j’ai aussi comme projet de réaliser un sac tout cuir entièrement à la main. J’ai déjà fait un prototype donc je devrais le réaliser au cours de l’été.

 

Nous remercions Renaud Blin pour sa disponibilité et sa gentillesse.

Vous pouvez contacter Renaud via son blog Monsieur Saint-Germain ou son tumblr.

Interview réalisée par PAL et VM. Paris, juin 2012. Tous droits réservés.

Evénement exceptionnel – Ouvert à tous

L’équipe de For The Discerning Few souhaite porter à l’attention de ses lecteurs la tenue d’un Trunk Show organisé par la marque anglaise de souliers Alfred Sargent.

Cet événement exceptionnel et ouvert à tous se tiendra le 28 octobre à l’Hôtel Atala, situé au 10 rue Chateaubriand dans le 8ième arrondissement de Paris, et permettra notamment de découvrir la marque.

Alfred Sargent souffre d’un manque de notoriété en France (comme de nombreuses marques de qualité) et réalise pourtant de très bons modèles en Goodyear sous gravure, fabriqués à Northampton dans l’usine où Gaziano & Girling réalisait ses premières collections.

Nous tenions en outre à remercier chaleureusement le forum En Grande Pompe (et plus particulièrement Bruno aka. Sybarite) sans qui ce Trunk Show – le premier du genre pour la marque en France – n’aurait pas été possible. Voici d’ailleurs un lien vers le fil du forum consacré à cet événement: Forum En Grande Pompe- Trunk Show Alfred Sargent. Le forum EGP a pu organiser la venue de Chay Cooper – gérant de la marque –  les membres ayant conçus, par votes successifs, un modèle de bottines à partir duquel ils ont établi un cahier des charges. Après avoir sollicité plusieurs fabricants, Alfred Sargent leur a proposé la meilleure offre aussi bien en terme de prix que de possibilités de personnalisation.

Nous espérons que les amateurs de souliers répondront présents à cette invitation pour un événement somme toute assez rare.

Voici quelques modèles de souliers Alfred Sargent: