Interview avec Edouard Quinchon, fondateur de Mauban

For The Discerning Few a le plaisir de vous faire partager une interview réalisée avec Edouard Quinchon, 30 ans, fondateur de la maison de souliers Mauban, dont l’esprit et les formes parlent particulièrement à notre équipe.E. Quinchon fondateur de Mauban

For The Discerning Few : Pouvez-vous nous parler de votre parcours, jusqu’au lancement de Mauban ?

Edouard Quinchon : Je ne suis pas du tout issu du monde de la mode, ni de celui de la chaussure en particulier. J’ai fait des études de sciences-politique et j’ai vécu à l’étranger, notamment en Asie. Après avoir travaillé dans le conseil et au sein d’un cabinet ministériel, j’ai fait un peu de politique locale. C’est à ce moment-là que l’idée de créer ma propre entreprise a commencé à germer.

A l’été 2013, complètement par hasard, lors du déménagement de mes grands-parents, je suis tombé sur un carton avec la collection de chaussures de mon arrière arrière-grand-père. Des souliers datant donc de la fin du 19ième – début du 20ième siècle. J’ai eu un véritable coup de foudre pour ces pièces historiques et je me suis dit que leur style était toujours d’actualité. Je me suis aussi fait la réflexion suivante, à savoir que leur état était toujours impeccable, alors que moi-même je ne parvenais à conserver mes chaussures que 3 ou 4 ans au mieux.bottines balmoral

Malheureusement, mon ancêtre ne chaussait pas du tout la même pointure que moi… Néanmoins, c’est ce choc qui m’a conduit à me lancer dans l’aventure Mauban, en effectuant d’abord une tour de France puis d’Europe des meilleurs ateliers, afin de comprendre véritablement le monde du soulier masculin.

Mariage Grands Parents

FTDF : Quels sont les différents modèles que vous proposez à vos clients ?

E. Quinchon : Mauban propose 2 modèles : un richelieu bout droit, très classique mais que tout homme se doit d’avoir dans sa garde-robe. Et la bottine balmoral bi-matière qui est clairement la signature de la Maison.Richelieu-Semelle-Mauban-2-3000x2000Bottines-Balmoral-Semelle-Mauban-3000x2000

J’ai d’autres modèles qui vont arriver, probablement à partir de l’année prochaine, en m’appuyant toujours sur les modèles de mon arrière arrière-grand-père : un derby, un loafer et une autre bottine.

Avant d’introduire progressivement d’autres modèles, je préfère maîtriser parfaitement ce que je fais, me concentrer sur la qualité, le confort et proposer à mes clients la possibilité de s’offrir des commandes spéciales.Richelieu-Arrière-Mauban-3000x2000

FTDF : Justement, pouvez-vous nous parler des différentes offres que vous proposez chez Mauban?

E.Quinchon : Je n’ai pas cherché à suivre les règles que j’avais apprises lors de mes études (définition de la cible, du positionnement marketing, etc.) En fait, j’ai même suivi le cheminement inverse puisque j’étais déjà en possession du produit que je souhaitais proposer à mes futurs clients.Bottines-Balmoral-Arrière-Mauban-3000x2000

Ainsi, avec l’aide et l’éclairage de professionnels compétents, j’ai cherché à définir les souliers que j’avais entre les mains, s’agissant notamment de la qualité des peaux, du montage et des formes. C’est au contact d’un atelier français que j’ai pris conscience que le produit que je voulais réaliser avait de fait un positionnement luxe, de par sa conception et sa qualité.

Ce travail préparatoire a donc débouché sur une double offre, sur commande après essayage à la mesure du client :

– La première, dite « custom made », qu’on peut qualifier de petite mesure. Après essayage, la forme du chaussant est adaptée : longueur, largeur et hauteur (sur ce dernier point, seul Mauban propose ce service en France à ma connaissance) en conservant les lignes, patronage et la sélection des cuirs (noir et marron pour le boxcalf). Cette offre est à 750€ et il faut compter 3 mois de d’attente.

– La seconde offre, en « commande spéciale », se rapproche de la mesure manufacturée : toujours à partir des mesures du client, je vais adapter la forme (hauteur, largeur, longueur) et il sera possible de choisir le cuir dont il rêve. La « commande spéciale » est à 1.200€ (par exemple sur un box bordeaux) évidemment, le même modèle en crocodile sera substantiellement plus cher. Le délai est également de 3 mois.Bottine-Balmoral-Maron-Camel-3000x2000

Il faut savoir que s’approvisionner dans les meilleures tanneries est compliqué. Si obtenir un veau pleine fleur noir est possible, dès qu’il s’agit de marron la difficulté augmente et pour toute couleur originale les volumes minimums sont inaccessibles, ce qui oblige à passer par un revendeur (un « crépin »).

FTDF : Parlez-nous de votre fabrication.

E. Quinchon : Mes souliers sont fabriqués à Cholet chez Joseph Malinge, qui reste sans doute l’un des meilleurs ateliers en France. Evidemment, Mauban ne propose que des souliers en cousu Goodyear.bottines balmoral commande spéciale

Je ne souhaite travailler qu’avec des ateliers français, non par cocardisme mais car les meilleurs artisans s’y trouvent ! Ainsi, outre Cholet pour la confection et les formes, je travaille avec les Tanneries du Puy pour les peaux, avec des tisseurs situés dans la région de Tourcoing ou encore à Saint-Emilion pour la fabrication des boites en bois.forme en bois

FTDF : Vous travaillez avec les Tanneries du Puy. N’est-il pas de plus en plus compliqué de trouver de bonnes peaux, comme nous le confiait le bottier Dimitri Gomez ?

E. Quinchon : Effectivement, je me suis rapidement rendu compte qu’il était difficile de travailler avec de bons cuirs. C’est cependant pour moi l’un des deux points clefs d’une paire de souliers réussie, avec la forme. J’attache une grande importance au choix des peaux et c’est aussi pour cette raison que je travaille avec les Tanneries du Puy.

FTDF : Apparemment, vous souhaitez vous concentrer sur des couleurs de cuir assez classiques. Est-ce un parti pris ?

E. Quinchon : Tout à fait. L’offre de Mauban se situe dans une certaine discrétion. Des maisons proposent des patines et jouent sur les couleurs ; elles font ça sans doute très bien mais ce n’est pas ma démarche. Maintenant, si c’est une volonté du client, on peut bien entendu y répondre. De manière générale, je préfère travailler avec des cuirs déjà teints en tannerie et je considère que rien ne vaut la patine du temps sur un cuir.piqures peau

FTDF : Effectivement. On sait aussi que les cuirs « à patiner » neutres/beiges n’ont pas la même qualité…

E.Quinchon : Tout à fait. De ce que j’ai vu, même pour les patines, ces cuirs très clairs sont d’une qualité très moyenne. C’est pour cette raison que je souhaite me concentrer sur le noir et le marron (avec ses différentes nuances).peaux

FTDF : Comment vos clients peuvent-ils vous rencontrer ?

E. Quinchon : Pour le moment, je ne souhaite pas avoir de boutique, ne serait-ce que pour une question de coûts mais aussi afin de proposer un service pertinent. Par le biais de rendez-vous individuels, au sein de mon showroom situé au 5 bis, rue de Solférino dans le 7ème arrondissement de Paris je peux m’occuper au mieux de chaque client et leur apporter le service nécessaire à la réalisation de leurs souliers.

Je souhaite également pouvoir me déplacer sur leur lieu de travail. J’organise également des boutiques éphémères, une fois par mois, pour que les hommes qui suivent Mauban puissent me rencontrer et toucher les produits afin de se faire une idée des souliers que je propose.Bottine-Balmoral-Arrière-Grand-Père-Mauban-3000x2000

Site de Mauban: http://mauban.fr/

Nous remercions Edouard Quinchon pour sa gentillesse et sa disponibilité et souhaitons un franc succès à la prometteuse Maison Mauban. Paris, Juin 2015.

Vintage Menswear N°7

Septième épisode de notre série d’articles consacrée au Vintage masculin avec, là encore, 3 pièces particulièrement intéressantes: d’abord une varsity jacket des années 30, un manteau croisé Mackinaw de 1943 et enfin une paire de boots des années 30 de la Gendarmerie royale du Canada.

Sports & Leisure: Varsity Jacket – Hercules – 1930’s

Hercules est devenue l’une des marques workwear les plus cotées pendant la première moitié du 20ième siècle, notamment pour ses chemises chambray et ses sur-pantalons. La marque était de fait beaucoup portée par des ouvriers dans l’armement US lors de la Seconde guerre mondiale. Appartenant au groupe SEARS, la marque était également connue pour ses systèmes de chauffage, ses assurances, etc… Bref! Elle touchait vraiment à tout.hercules varsity jacket vintage showroom

Sous le nom Hercules, d’autres types de produits ont été créés comme cette varsity jacket type « letterman » avec son corps en laines, ses manches en cuir de cheval et sa poche poitrine en forme de ballon de football américain. Ce blouson ne comporte cependant pas la fameuse chenille letter; on ne peut donc pas véritablement parler de letterman jacket. Pour plus d’information sur le sujet, vous pouvez consulter notre article traitant des varsity letters.

Military: Mackinaw Jacket – A. Whyman ltd for US Army – 1943

La veste Mackinaw ou jeep jacket est typiquement associée à l’US Army pour laquelle elle a été créée. Sa première version est apparue vers la fin de la Première guerre mondiale, s’inspirant probablement d’un patronage assez courant pour les manteaux de la fin du 19ième/début du 20ième siècle. Son nom « Mackinaw » provient du Détroit de Mackinac (détroit reliant les lacs Huron et Michigan) et ce modèle fut très vite adopté par les bûcherons et les chasseurs de cette région du Nord des Etats-Unis. Entre workwear et military wear, il n’est pas rare que les frontières soient poreuses, tant la solidité et le côté fonctionnel sont des éléments prépondérants pour l’une et l’autre de ces catégories.BRITISH_MADE_MACKINAW_COAT_(WWII) vintage showroom

La première version de la Mackinaw Jacket datant de la Première guerre mondiale a été réadaptée en 1938 et intégrée à l’uniforme d’hiver de l’US Army; elle est désormais réalisée à partir du classique canvas de coton vert et doublée en laine type « blanket ». Plusieurs versions ont ensuite vu le jour: en 1942, la Mackinaw Jacket ne présentait pas de col châle en laine et le dernier modèle sorti en avril 1943 ne comportait pas de ceinture (sans doute en raison des restrictions imposées en tant de guerre).

Tous les Mackinaw n’ont pas été fabriqués aux Etats-Unis. Certains ont été réalisés sous licence au Royaume-Uni. C’est le cas de celui-ci justement; les boutons réalisés en plastique sont un signe de sa fabrication britannique.

Workwear: Riding Boots – Royal Canadian Mounted Police – 1930’sriding boots vintage showroom

Ces bottes à bout droit, aux lacets à la fois fonctionnels pour ceux du devant et décoratifs pour ceux du côté, faisaient partie intégrante de l’uniforme de la Gendarmerie royale du Canada (Royal Canadian Mounted Police), uniforme composé d’un pantalon bleu nuit à galon jaune sur le côté, d’un chapeau type « stetson » à large bord, d’un ceinturon baudrier de cuir appelé Sam Browne et d’une veste sergée rouge. Evidemment, cet uniforme n’était qu’une tenue d’apparat.police montée canada

Ses différents éléments sont antérieurs à la formation de la Gendarmerie royale en 1920, et étaient déjà portés par la Police montée du Nord-Ouest  fondée en 1873. Cette force de police était alors équipée d’un mélange de surplus militaire britannique et d’uniformes de l’US Cavalry. La Gendarmerie royale du Canada a elle même été formée consécutivement à l’association de la Dominion Police et de la Police montée du Nord-Ouest.

Pour la petite histoire, leur statut « royal » leur a été conféré par le Roi Edouard VII pour services rendus lors de la Seconde Guerre des Boers (1899-1902) opposant l’Empire britannique à la République Sud-Africaine du Transvaal.

Souce: Vintage Menswear

Des veines sur les chaussures

Lors de l’achat d’une paire de souliers, il y a de nombreux points sur lesquels il faut être attentif: la forme, la taille, les proportions, l’utilité de tel ou tel modèle, etc. Mais il en est un auquel on ne pense pas assez, nous voulons parler de la présence de veines sur la peau.

Source: Bonne Gueule

Source: Bonne Gueule

Clairement, cela peut parfois arriver et il ne faut pas s’en formaliser pour autant. Une petite veine présente sur la partie basse de la tige ou sur les quartiers arrières ne doit pas être rédhibitoire pour un achat si par ailleurs le cuir est de bonne qualité et que la chaussure est bien conçue. Néanmoins, un chausseur digne de ce nom se doit être vigilant sur ce point et ne peut décemment pas proposer des lots entiers de souliers comportant de gros problèmes de peaux.

artdeseduire.com

Source: artdeseduire.com

De façon générale et outre ce problème, il est vrai qu’il est de plus en plus compliqué de trouver des peaux de 1er choix et c’est pourquoi nous assistons depuis plusieurs années à l’essor des cuirs rectifiés/bookbindés. Les peaux sont abîmées par des veines justement, des piqûres d’insectes, des éraflures, etc. ou sont tout simplement choisies dans les parties creuses des bêtes, contrairement au cuir pleine fleur qui est quant à lui choisi dans la partie supérieure de la peau. Les marques prennent donc le parti de proposer leurs chaussures en cuir rectifié, c’est à dire recouvert d’une laque polyuréthane.

Les grands noms du Luxe avancent leurs pions petit à petit en rachetant tour à tour les tanneries et en se réservant les meilleurs morceaux. Les autres marques n’auront bientôt qu’à se servir parmi le second voire le troisième choix et nous sommes assez pessimistes quant à l’éventualité de trouver encore des souliers en cuir pleine fleur impeccable aux tarifs actuels dans quelques dizaines d’années.

Pour en revenir aux veines, certains faisans vous diront que c’est parfaitement normal, que les cuirs sont « vivants » (sic!) et que ces veines partent avec un coup de teinture ou un bon coup de cirage. C’est complètement faux. La veine fait partie du cuir et elle ne partira pas. A plusieurs centaines d’euros la paire, il convient donc d’être vigilant.

N.B.: il faut cependant veiller à ne pas confondre les veines avec la présence d’éventuels plis déjà formés sur la chaussure, signe qu’elle a déjà été essayée… ainsi qu’avec les « craquelures » que peuvent provoquer certains cirages.

Interview avec Seo Ilwon, fondateur de The Klaxon

Nous sommes fiers de vous présenter une interview exclusive avec Seo Illwon, fondateur de la marque coréenne de chaussures The Klaxon. Vous pouvez consulter notre premier article à propos de la marque en question.

English version.Seo Ilwon

FTDF: Pourriez-vous nous présenter votre parcours personnel ?

Seo Ilwon: J’ai commencé ma carrière en tant que merchandiser menswear en 2004. Mais j’ai toujours été intéressé par les chaussures et l’idée de créer ma propre marque est devenue de plus en plus évidente pour moi. C’est lorsque j’ai eu 30 ans que je me suis décidé à passer le pas.vestadbrown1

FTDF: Comment avez-vous mis au point le concept The Klaxon ? Comment le définiriez-vous ?

Seo Ilwon: Avec The Klaxon, nous avons créé les chaussures que nous voulions nous même porter. Il ne s’agit pas de plaire à tout le monde: il n’y a aucun modèle que nous n’aimons pas au sein de nos collections. L’aspect « pratique » de nos produits entre en ligne de compte.vestadbeige3

Par exemple, nous préférons utiliser des semelles en gomme sur la plupart de nos modèles plutôt que les traditionnelles semelles en cuir, par soucis de confort. Le design de nos chaussures est également important mais nous ne faisons pas de compromis quant au choix des matériaux que nous utilisons. Fabriquer un produit de qualité est fondamental pour nous.7_4

FTDF: Où puisez-vous l’inspiration lorsque vous créez un nouveau modèle (on pense notamment à votre Falconry Mouton Boots) ? Vous appuyez-vous sur des archives ?

Seo Ilwon: Nous sommes sans cesse en train de développer de nouvelles idées, et ce chaque saison. Quand nous avons commencé à développer la Mouton Boot, nous avions simplement pour but de créer une bonne chaussure d’hiver pour nous protéger de la neige et du froid que nous connaissons en Corée à cette saison.falconry the klaxon 1

Après avoir jeté quelques idées sur le papier, nous nous sommes souvenus d’un ancien modèle de bottes que nos pères portaient lors de leurs parties de chasse hivernale. C’est essentiellement de là que proviennent les Mouton Boots.FALCONRY-SUEDE

falconry ver 02Clairement, la plupart de nos chaussures s’inspirent de notre lifestyle.

FTDF: Vous inspirez-vous d’autres marques de chaussures ?

Seo Ilwon: Aucune en particulier. Nous essayons de nous concentrer sur le produit et de proposer quelque chose de différent.pallasbootsgcxldarkbrown3

Nous voulons autant que possible que nos chaussures ne ressemblent pas à ce qui a déjà été fait. Si nous sentons qu’un modèle est trop similaire, nous l’abandonnons tout simplement.7_6

FTDF: Quels matériaux utilisez-vous ?

Seo Ilwon: Nous utilisons des semelles Dainite et Vibram. S’agissant des peausseries, nos cuirs proviennent de chez Horween (fournisseur ancestral d’Alden, ndlr) et Charles Stead.horween

Pour la prochaine saison, nous prévoyons d’utiliser des blocs talons en gomme de chez Cat’s Paw.Cat's Paw

FTDF: D’où provient cette affection particulière pour la semelle VIBRAM MONTA G.BLOCK ECO STEP ?

Seo Ilwon: C’est un modèle classique de semelle mais nous aimons particulièrement sa couleur et son « motif ». Nous ne sommes pas non plus insensibles au fait qu’elle soit réalisée en gomme recyclée.vibram

FTDF: Quel est l’homme, le client « The Klaxon » ?

Seo Ilwon: A lazy awesome guy!Seo Ilwon 2

FTDF: Le mode masculine coréenne connait un essor impressionnant. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Seo Ilwon: Les Coréens ont un goût prononcé pour la mode et la mode masculine évolue particulièrement rapidement, notamment grâce à Internet. Mais le marché n’est pas encore mature. Les hommes commencent tout juste à s’intéresser à leur style personnel plutôt que de suivre aveuglement les dernières tendances. A titre personnel, je crois que la Corée du Sud sera bientôt l’un des marchés les plus attractifs au monde concernant la mode.7_1

FTDF: Nous savons que vous visez à exporter The Klaxon  à l’étranger. Dans quels pays peut-on désormais trouver la marque ?

Seo Ilwon: The Klaxon possède plusieurs retailers en Angleterre, en Espagne, en Chine, à Hong-Kong et bien sûr en Corée.7_3

FTDF: Où voyez-vous The Klaxon dans 5 ans ?

Seo Ilwon: Dans 5 ans, j’espère que nous continuerons à fabriquer des produits dont nous sommes fiers et que nos chaussures seront disponibles dans un grand nombre de pays.the klaxon team

Nous remercions la marque The Klaxon et particulièrement Seo Ilwon, de s’être prêté au jeu de l’interview. Paris, 2014.