Archives de Tag: Menswear

(Same) Old adverts from Ralph Lauren

A la manière de ce que nous avions fait avec Tommy Hilfiger (voire notre article « Tommy Hilfiger VS Tommy Hilfiger) voici un petit « rappel » de certaines campagnes de pub de Ralph Lauren allant des années 70 aux années 90.

Ralph Lauren - Spring 1987

Ralph Lauren – Spring 1987

Contrairement à notre article sur T. Hilfiger, pas la peine ici d’opposer Ralph Lauren à Ralph Lauren. En effet, à part les coupes – plus fitées aujourd’hui, on le voit notamment aux têtes d’épaule des costumes  – et les définitions des photos, on peut reconnaître à R.L. une certaine constance s’agissant de l’esprit de ses collections et, par conséquent, de ses publicités.

Ralph Lauren - 1979

Ralph Lauren – 1979

Chaps by Ralph Lauren - 1983

Chaps by Ralph Lauren – 1983

Dungarees by RL 1988

Dungarees by RL 1988

Ralph Lauren - 1988

Ralph Lauren – 1988

Ralph Lauren - 1988 (source: muffyaldrich.com)

Ralph Lauren – 1988 (source: muffyaldrich.com)

Ralph Lauren - 1988 (muffyaldrich.com)

Ralph Lauren – 1988 (muffyaldrich.com)

Ralph Lauren - 1988 (muffyaldrich.com)

Ralph Lauren – 1988 (muffyaldrich.com)

Ralph Lauren - 1988 (muffyaldrich.com)

Ralph Lauren – 1988 (muffyaldrich.com)

Ralph Lauren - 1988 (muffyaldrich.com)

Ralph Lauren – 1988 (muffyaldrich.com)

Ralph Lauren (University Club) - 1991

Ralph Lauren (University Club) – 1991

Ralph Lauren Advert 1994

Ralph Lauren - 1995

Ralph Lauren – 1995

Ralph Lauren - Mid 70s

Ralph Lauren – Mid 70s

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Classé dans Marques / Brands

Les Oxford Bags

193320oxford20bagsPetit clin d’œil aux Oxford Bags, ces pantalons affreusement larges qui ont un moment fait fureur au début des Années 1920. Le nom provient d’ailleurs de l’Université d’Oxford, où les étudiants les avaient adoptés.oxford bags1

Nous l’avons déjà dit à plusieurs reprises, c’est une erreur de penser que tous les hommes portaient des pantalons très larges dans les Années 1920 (les Oxford Bags ont d’ailleurs sans doute contribué à forger cette légende) et il n’était pas si rare de trouver des pantalons à bas étroit à cette époque.william stanley moorefashion1920s

Les bas de pantalon à l’époque faisaient généralement 25 cm. A titre de comparaison, aujourd’hui, les hommes préfèrent des pantalons à 18 cm / 20 cm dans le bas.oxfordbags3

Les Oxford Bags quant à eux pouvaient atteindre les 50 cm de largeur de bas…! Comme quoi, notre époque n’a pas l’apanage des modes aussi caricaturales que fugaces…DSC04320
Oxford bags trousers c. 1920

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Loafers vs. Mocassins

Aujourd’hui, nous vous proposons un court billet afin de mettre fin – en tout cas chez nos lecteurs – à la confusion qui règne entre ces souliers qu’on appelle tantôt « loafers », tantôt « mocassins ».

Si physiquement – et usuellement – ces modèles de souliers se ressemblent beaucoup, il existe en fait une différence entre les deux; différence qui, une fois identifiée, conduit à ne plus les confondre.

Cette différence se situe au niveau du plateau. Le loafer présente un lac pincé ou éventuellement un bout rapporté ou une empeigne lisse, et tout loafer digne de ce nom comporte un bout dur. A l’inverse, un mocassin présente un plateau jointé et ne comporte généralement pas de bout dur.

Si le loafer et le mocassin sont des chaussures à réserver à un usage plutôt « sport », du fait de leur ligne respective et de leur construction, il est certain qu’un loafer fera toujours plus habillé qu’un mocassin.

Ainsi, et pour illustrer le propos ci-dessus, les Tassel de chez Alden ou encore le modèle Sydney bien connu des amateurs de Crockett & Jones sont bel et bien des loafers alors que le modèle 180 emblématique de chez Weston – encore appelé Janson – est un mocassin (malgré son appellation anglo-saxonne « penny loafer »).

Loafer (lac pincé)

Loafer (lac pincé)

Caulaincourt - Loafer (bout rapporté)

Caulaincourt – Loafer (bout rapporté)

Loafer (lac pincé)

Loafer (lac pincé)

Dimitri Gomez - Penny loafer à lac pincé main

Dimitri Gomez – Penny loafer à lac pincé main

Loafer (lac pincé)

Loafer (lac pincé)

Mocassin (lac jointé)

Mocassin (lac jointé)

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Interview de Marc Beaugé, homme de styles

Pour cette première interview depuis la rentrée, nous vous proposons une rencontre avec Marc Beaugé. Rédacteur en chef de So Foot, chroniqueur style pour Le Supplément de Canal +, fondateur de la marque Larose, il est l’auteur des fameux « Est-ce bien raisonnable… ? » et des « Marc Beaugé rhabille » de M, le magazine du Monde.M Beaugé

For The Discerning Few : Marc, pouvez-vous nous présenter votre parcours et ce qui vous a amené à traiter du style masculin ?

Marc Beaugé : J’ai toujours été attiré par les cultures et sous-cultures anglaises, notamment liées au football et à la musique. Les mods m’ont fasciné. Les teddy boys aussi. Comme les casuals.

Des Teddy Boys

Des Teddy Boys

Des mods

Des Mods

Je me suis également beaucoup intéressé à la « Madchester », (mouvement musical né à la fin des années 80 dans la région de Manchester, autour de groupe comme les Happy Mondays ou les Stone Roses). Il y avait une musique, une danse, une attitude, des looks Madchester.StoneRosesCela marche toujours comme ça en Angleterre. Tout se croise. Et c’est en m’intéressant à la musique que j’en suis arrivé au vêtement. Il y a une dizaine d’années, j’ai écris un papier sur l’histoire de la cravate dans le rock’n’roll pour Technikart. Mon premier papier « style », je pense. J’aime le style quand il résonne avec une sociologie, une culture, une époque. A l’inverse, les défilés, des événements clos, hors du monde, ne m’intéressent pas beaucoup…

FTDF : Parlez-nous de votre style personnel.

Marc Beaugé : Très classique, très intemporel, très anglo-saxon. Les bons jours, en tout cas… J’aime les silhouettes très structurées. J’aime être quasiment sanglé. Je suis très mal à l’aise dans un look « négligé », qui va pourtant très bien à d’autres. J’aime le look des vieux messieurs, aussi.Marc BeaugéVeste, pull, chemise bleu ciel. Des choses très simples, de bon goût. J’ai aussi quelques marottes : les revers de pantalons doivent faire 4,5 cm de haut, leur largeur à la cheville 18,5 cm. Sur les pantalons en toile ou laine, toujours un pli. J’aime les poches plaquées sur les vestes. Je ne porte jamais de noir. Je n’ai d’ailleurs rien de noir dans ma garde-robe. Je mets beaucoup de marine, en revanche. J’aime aussi les vêtements qui ont vécu : un col de chemise usé en ses bords, un chino marine dont les coutures ont blanchies…photo 1 photo 2 photo 5

FTDF : Quel est votre regard sur le style des hommes à Paris ?

Marc Beaugé : On assiste sans aucun doute à un mouvement de fond, les hommes s’intéressent de plus en plus aux fringues. Mais il y a beaucoup trop de mimétisme. Même chez les gens qui s’intéressent de près aux fringues. A 25 ans, à Paris, on porte une veste workwear, un jean APC et une paire de Stan Smith. Dix ans plus tard, la veste Carhartt a été remplacée par une veste en laine aux épaules trop raides. Le côté « panoplie » m’énerve un peu. Je ne pense pas qu’un homme doive viser à l’extravagance. Au contraire. Mais il peut se distinguer par la coupe de certaines pièces, par des mélanges, des accessoires. Il y a quelques temps, mettre une veste en jean sous un manteau était une très bonne idée par exemple. Maintenant, beaucoup le font. Il faut trouver autre chose, pour échapper à la mondialisation du style. C’est de plus en plus difficile parce que les blogs, les sites de street style etc… diffusent toutes les bonnes idées. En France, on est souvent peu créatif.

A ce propos, je ne crois pas trop au style masculin français. Ou alors c’est un style par défaut. On enlève des choses, on en rajoute, on déstructure, mais c’est tout.  On est plus doué pour habiller la femme chez nous. En fait, nous ne sommes pas assez éduqués aux sous-cultures, je pense. La France n’est pas un pays de football ou de rock par exemple. Ainsi, nous sommes passés à côté de mouvements qui contribuent à fabriquer des styles, notamment vestimentaires…

FTDF : Vous qui connaissez bien la presse papier, quelle est selon vous son influence sur la mode masculine et sur le niveau d’éducation des hommes à ce sujet ? Et l’influence d’Internet ?

Marc Beaugé : Dans ce domaine et dans d’autres, la presse se plait de plus en plus à édicter des règles : « Où diner ? Comment draguer ? Comment s’habiller ? Comment porter telle ou telle pièce ? » Je sais de quoi je parle. Je le fais aussi. Mais toutes ces chroniques ne vous feront jamais, vraiment, un style. Pour avoir du style, il faut avoir de la personnalité, un œil… On peut entraîner son œil, mais c’est long.

Sur Internet, les blogs sont évidemment plus précis, et pertinents, que les magazines de mode masculine généralistes. Ils sont généralement réalisés par des gens passionnés, qui ne sont pas contraints de parler de vêtements mais qui le font par plaisir. A titre personnel, j’ai appris beaucoup de choses sur les blogs, sur Style Forum, Film Noir Buff, etc. Scavini est très bon aussi en France. Très érudit. J’aime quand un vrai savoir technique transpire au delà des goûts, comme chez lui.

FTDF : Dans votre chronique du Monde mais aussi votre intervention hebdomadaire dans le Supplément – tous les dimanches sur Canal+ – vous traitez souvent du style des hommes politiques. Quel regard portez-vous sur leur manière de s’habiller ?

Marc Beaugé : Dans le Supplément, je ne fais pas un travail de critique. En fait, nous faisons chaque semaine une sorte de mini-enquête en contactant l’entourage du politique interviewé. Leur femme, leur adjoint, leurs adversaires nous racontent des anecdotes au sujet de leur style. Nous mettons le tout en perspective et essayons de rester le plus objectif possible. C’est très factuel. Mais je constate qu’ils sont tous dans une logique de communication même quand ils s’en défendent. Pour eux, il s’agit souvent, malheureusement, de gommer toute singularité.

En ce moment au gouvernement, l’uniforme est généralement celui-ci : costume bleu Smuggler, chemise blanche Figaret et cravate Smuggler bleu marine. Ils veulent cacher les indices qui les distinguent des autres et qui pourraient faire dire à leurs adversaires, à la presse ou à l’opinion en général qu’ils s’habillent trop richement par exemple. En fait, ils ne s’habillent pas, ils communiquent. Et la communication va souvent au détriment de l’élégance.

FTDF : Certains trouvent-ils grâce à vos yeux ? On pense à Balladur ou à Cazeneuve par exemple.

Marc Beaugé : Balladur a toujours été très bien habillé, c’est une constante chez lui. On sait qu’il allait chez Henry Poole. Mais cela a contribué, entre autres choses, à donner de lui cette image de grand bourgeois intouchable. Politiquement, cela l’a sans doute desservi.BalladurCazeneuve est intéressant (voir notre article « B.Cazeneuve, une oasis dans le désert« , ndlr). Son col à épingle, sa pochette, le fait qu’il ferme sa veste, alors que les autres la laissent très souvent ouverte, ne trompent pas… Fabius aussi à une éducation aux vêtements. Mais il manque d’aisance. Il a la garde-robe, mais pas le style, je le crains.

FTDF : Pouvez-vous nous parler de la marque Larose que vous avez lancé et de son évolution ?

Marc Beaugé : Il y a 3-4 ans, Isaac et moi nous sommes rencontrés chez des amis. On a vite compris que l’on avait des goûts communs et qu’on pouvait créer quelque chose… Chacun de notre côté, nous avons noté 3 idées et nous sommes tombés d’accord sur le produit « chapeau-casquette ». Nous avons d’abord travaillé avec la chapelière Pauline Brosset (que nous avions interviewée il y a quelques temps, lire l’interview ici ndlr.). Nous travaillons maintenant avec un atelier de la région de Toulouse.larose1Au départ, nous avons travaillé la casquette 5 pans, mais nous nous dirigeons maintenant vers quelque chose qui me ressemble davantage : des chapeaux, pour des looks plus habillés, plus chics, plus « monsieur ». Je crois énormément au mono-produit. C’est déjà compliqué de faire une seule chose correctement.  Je préfère qu’on se spécialise sur le produit « chapeau », pour homme et femme, plus que de se disperser…larose-paris-50274

FTDF : Quelle a été votre dernière émotion en termes de création ?

Marc Beaugé : L’autre jour, j’ai fouillé dans le boulot de John Baldessari. Je connaissais comme ça, bien sûr, mais là j’y ai passé du temps. C’est très beau. Je suis très fan de Jean-Paul Goude aussi. J’aime plein de choses différentes et pas seulement des choses snobs. Des morceaux de musique à la con… I Follow Rivers, par exemple. Mais je crois que j’aime encore d’avantage les émotions du foot à celles de l’Art… Soyons honnêtes. J’ai assisté au dernier match d’Alex Ferguson à Old Trafford, il y a 2 ans. Je suis parti à Manchester avec mon fils sans avoir de place dès que j’ai appris qu’il prenait sa retraite et j’ai trouvé deux billets peu avant le match. Ils étaient comme tombés du ciel. C’était assez fou.

FTDF : Quels sont les joueurs qui vous ont particulièrement marqué ?

Marc Beaugé : Je suis un fan de Manchester United depuis toujours. C’est mon seul club. Alors, je ne peux citer que de types de United : Roy Keane, Scholes, Giggs. J’aime les taiseux susceptibles de vriller. Keane remplit bien le profil. Sur le terrain, j’aime bien le dévouement et la puissance, presque plus que la technique ou l’élégance. Bizarrement…Keane2

FTDF : Restons dans le foot. Y a-t-il des joueurs que vous trouvez élégants ?

Marc Beaugé : C’est très rare. Il faut sans doute aller les chercher en Italie car – on en revient toujours à ça – il y a une vraie culture du vêtement là-bas. Un joueur comme Pirlo est élégant. Dans le jeu et les vêtements. Mais généralement dans le foot, il faut montrer qu’on a de l’argent. On tombe donc très vite dans le côté « nouveau riche ». Quelque part, plus on a d’argent,  plus on risque de faire beauf… Il faut beaucoup de personnalité pour ne pas s’habiller comme le reste du vestiaire ; pour casser les stéréotypes. C’est compliqué pour un jeune footballeur. Il cherche souvent à se conformer à la norme du milieu, plutôt qu’à cultiver son look. Un joueur comme Beckham a beaucoup progressé, sans doute au contact des gens élégants rencontrés au fil de ses aventures…beckhamQuand tu t’assois à côté de Jeremy Hackett – c’est un exemple – tu le trouves forcément élégant. Et tu ne peux qu’être tenté de lui ressembler…

Nous remercions Marc Beaugé pour sa gentillesse et sa disponibilité.

Paris, octobre 2014. Tous droits réservés.

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Inspiration de la semaine – John Wrajez

John Wrajez – Head of Men’s Ralph Lauren Polo

Personnalité du menswear que l’on croise souvent sur les tumblr et autres blogs, on peut dire que John Wrajez est un excellent ambassadeur du style – ou plutôt des styles – proposés par Ralph Lauren. D’aucuns diront que le style américain, c’est Ralph Lauren. Ce qui est certain par contre, c’est que le style Ralph Lauren est parfaitement incarné par John Wrajez.

 

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