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Nouvelle collection Marc Guyot

(R)évolution cette année au sein de la collection Souliers de Marc Guyot. Après nous avoir proposé une collection Hiver remarquée, l’ensemble de sa collection semble prendre un tournant majeur.

D’abord, Marc Guyot décompose désormais sa collection en deux lignes:

- La ligne "Esthète": en cousu Blake, elle reprend l’essentiel des modèles déjà existants – Aile de cygne, Laçage caché, Escarpin Années 30, etc. – mais les formes évoluent. Ainsi, le fameux Escarpin Années 30 Colonial en box-calf et toile de lin, l’Escarpin Années 30 en veau velours et cuir ou le modèle Aile de cygne sont aujourd’hui proposés sur une forme à méplat, plus chaussante que la précédente.6403cam16403telamid6402v2

Marc souhaite généraliser cette évolution à l’ensemble de son parc de formes. L’esprit de cette ligne reste le même, original et pour le moins impertinent. 

Bonne nouvelle pour tous les amateurs de souliers, une baisse significative des prix concernant la ligne "Esthète" : tous les modèles de la ligne "Esthète" passent à 420 € (450 € pour les bottines)! A l’heure où la plupart des marques de souliers augmentent leurs prix, c’est un acte fort qui ne nous laisse pas indifférent.

- La ligne "Tradition": c’est là l’évolution majeure de ce début d’année 2013 puisque Marc propose désormais plusieurs modèles en montage Goodyear, tels deux Richelieu à bout rapporté – l’un sur forme ronde, l’autre sur la forme à méplat susmentionnée – et une Boucle asymétrique sur la même forme à méplat.

Richelieu à bout rapporté forme ronde - patine à la demande

Richelieu à bout rapporté sur forme ronde – patine à la demande

Richelieu à bout rapporté sur forme à méplat - patine à la demande

Richelieu à bout rapporté sur forme à méplat – patine à la demande

Boucle Asymétrique - patine à la demande

Boucle Asymétrique – patine à la demande

Jusqu’alors, Marc ne proposait pas de richelieu bout droit mais on peut dire que ces deux modèles sont très réussis, tant pour le bout rond que pour le bout "serre d’aigle". Ces nouveaux modèles viennent s’ajouter au Derby chasse ainsi qu’aux bottines de la collection Hiver, déjà cousus Goodyear.

Derby Chasse à lac pincé main - patine à la demande

Derby Chasse à lac pincé main – patine à la demande

Suivant l’évolution des modèles cousus Blake, cette ligne présente là aussi des formes plus chaussantes par rapport à ce que Marc a pu proposer par le passé. La ligne "Tradition" – comme son nom l’indique – vise à proposer des modèles plus classiques que ceux de la ligne "Esthète" afin de plaire aux plus sages de ses clients. 

Les prix de cette nouvelle ligne en Goodyear n’augmentent pas par rapport aux prix pratiqués habituellement rue Pasquier puisque les souliers sont à 550 € et les bottines à 600 €.

Il est à noter que tous les prix indiqués sont "patine incluse" puisque la plupart des modèles arrivent bruts.

Voici également deux nouveaux modèles de la ligne "Sport", le sneaker Denim et le sneaker à bout golf fantaisie:68017967

Enfin, Marc propose également des souliers en souscription pour répondre aux demandes les plus "folles" de ses clients. Ainsi, s’il y a 10 pré-commandes pour certains modèles, ils seront lancés en série:

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Sneaker en veau velours rouge – 350 €

Sneaker en veau velours rouge et noisette - 350 €

Sneaker en veau velours rouge et noisette – 350 €

Richelieu bout golf en veau velours rouge à semelle Commando "Béton"

Richelieu bout golf en veau velours rouge à semelle Commando "Béton"

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Caulaincourt Automne/Hiver 2012/13

Voici les visuels pour la nouvelle saison de la Maison parisienne Caulaincourt, qui attestent une nouvelle fois que son créateur, Alexis Lafont, est toujours très (bien) inspiré.

Collection Paris:

1773 Gold AL Armstrong CAESAR BLEU WATRIGANT Caesar gris acier Cassandre 2 taupe Cassandre 2 Hannibal Bleu Good Hannibal lie de vin Hannibal Unimatière Hopkins Orange Hopkins Rouge Marechal Baltique Marechal Patiné Gris et Rose Marechal Rouge & ceinture Montechristo Violet One Cut 1827 Noir One Cut 1827 rouge One Cut 1827 P1020216 Pandore Sienna Pandore Paris Aubergine Paris echine de loup Solognac Aubergine solognac gold fume Time Bandit bordeau White Gris AcierCollection Club:

Attila Tweed Bachmann BULL SHARK Chomel Cyclope DARJEELING MARRON Darjeeling Noir Desert Boot EVERGLADES 2 Brown FDS gatsby 2 Noir GATSBY MARRON Gatsby Noir GUILTY Marron GUILTY NOIR MARAL CHOCO MARAL FAUVE MARAL SPORT ouvert DEF Maral Tweed 2 MARAL VERT NOMAD Rangoon Sherlock Bordeau Sherlock M¼ BACHMANN H» 359B.JPG Watrigant

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The shoeshine master Pierre-Paul – Talon Rouge Paris

Voici une petite vidéo très bien réalisée par Marie Girard présentant le travail de notre ami Pierre-Paul, officiant dans sa boutique "Talon Rouge" située rue du Laos à Paris. Une adresse à connaitre pour qui veut entretenir, patiner et rénover des articles en cuir.

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Interview de Renaud Blin, Monsieur Saint-Germain

Nous avons le plaisir de vous présenter une interview de Renaud Blin, connu aussi sous le nom de Monsieur Saint-Germain, maroquinier et sellier autodidacte.

For The Discerning Few : Peux-tu nous présenter ton parcours personnel ?

Renaud Blin : J’ai un parcours très atypique. J’ai travaillé dans le prêt-à-porter en tant qu’acheteur de matières pour différentes marques. Je me suis ensuite dirigé vers l’horlogerie et j’ai travaillé pour Rolex pendant plusieurs années. J’étais déjà intéressé par les produits faits à la main et par le travail du cuir avant même ces expériences, mais c’est au cours de ces années dans l’horlogerie que je me suis mis à faire de la couture sellier de manière autodidacte en apprenant notamment beaucoup sur internet.

J’ai commencé par réaliser des pièces pour moi et j’ai ensuite fait des étuis d’appareils photo qui ont beaucoup plu à mon entourage et à diverses personnes qui j’ai pu rencontrer. C’est ce qui m’a vraiment poussé à développer cette passion en une véritable activité. Donc cela fait presque un an et j’ai lancé mon blog au mois de mars afin de me donner plus de visibilité. Cela a commencé à rapidement bien marcher, surtout à l’étranger, au Japon, aux États-Unis et même en Australie.

J’ai ensuite commencé à diversifier mes créations car initialement étant passionné de photo, je pensais me concentrer avant tout sur les étuis d’appareils photo. Je me suis donc mis à faire des étuis d’Ipad, d’Iphone et de fil en aiguille toute une ligne de petite maroquinerie faîte à la main et en France, bien sûr.

FTDF : A 38 ans et en pleine période de crise, un tel changement était assez risqué.

Renaud Blin : Effectivement, c’était un changement radical. Mais pour avancer et faire évoluer sa situation il me paraît nécessaire de prendre des risques. J’avais aussi une situation familiale me permettant ce changement. Aujourd’hui, j’ai la chance que ça marche donc c’est positif.

FTDF : Comment as-tu réussi à te faire connaître au départ ? La presse n’étant pas trop disposée à parler de gens qui se lancent, a fortiori des artisans.

Renaud Blin : C’est vrai que les petites activités qui commencent comme la mienne ne semblent pas passionner la presse. Au départ, j’ai avant tout fonctionné à l’aide des relations que j’avais dans le prêt-à-porter et l’horlogerie, et bien évidemment aussi principalement par internet via mon blog et certains forums qui m’ont été très utiles.

Internet a été crucial à mon développement car aujourd’hui, j’ai 80% de ma clientèle qui est à l’étranger. Sans internet, je me serais contenté de faire des produits de temps en temps pour mes amis, et je n’aurais jamais décollé.

FTDF : Quelles conclusions en tires-tu ? Le client français est-il moins sensible au produit ? Car on parle beaucoup en ce moment du Made In France, du travail fait à la main, mais concrètement au regard de ce tu nous décris  ça n’a pas l’air d’être suivi d’effets.

Renaud Blin : Effectivement, j’ai la sensation que le Made In France n’est mis en avant que lorsqu’il s’agit d’une grande Maison. J’ai l’impression qu’à l’étranger les clients sont moins frileux concernant les jeunes créateurs et les artisans qui démarrent, ils portent d’avantage leur attention sur le produit. À titre d’exemple, pour les étuis d’appareils photo, j’ai tout de suite été contacté par des Japonais alors même qu’il y a une vraie offre en la matière sur place. On sent qu’il y a beaucoup plus d’intérêt pour la chose tout simplement.

En France, les gens semblent être un peu plus captifs des grandes enseignes.

FTDF : Tu as des tarifs très placés. Était-ce une volonté de ta part dès le début ?

Renaud Blin : Tout à fait. Je souhaitais que les prix soient raisonnables. Je n’ai pas la prétention de venir placer mes produits au même niveau que des Grandes Maisons du Luxe.

FTDF : Comment as-tu fait pour développer tes modèles lorsque tu as débuté ?

Renaud Blin : J’ai commencé par tester mes capacités surtout pour les doublures car ce n’était pas évident au début. J’ai investi dans l’outillage afin de faire des piqures sellier vraiment correctes, bien parallèles au bord.

J’organise ma semaine en deux parties. En début de semaine, j’effectue toute la découpe de mon cuir des commandes que je vais traiter dans la semaine, c’est le plus gros du travail. En fin de semaine, je fais les finitions. L’organisation était assez dure à trouver au départ, car si on fait produit par produit, ça ne va pas, c’est trop lent.

En fonctionnant comme je le fais dorénavant cela évite de se disperser.

FTDF : Peux-tu nous expliquer comment se passe la relation avec tes clients ?

Renaud Blin : Généralement, les clients me contactent via mon blog. Ils choisissent la peau, la couleur, la peau de la doublure et les couleurs de tranche et les couleurs de fils.

À ce titre, je vais prochainement proposer des peausseries exotiques avec notamment de l’alligator et de l’autruche.

Le client n’est pas du tout limité à ce qu’il a vu sur le blog. Il est très rare que je vende le produit qui est déjà présenté. J’essaie vraiment de faire du sur-mesure.

Dans le blog, je n’ai pas trop voulu rentrer dans les détails donc j’envoie généralement au client une sorte de mini cahier des charges indiquant notamment les dimensions de l’objet.

Pour les bracelets de montre, par exemple, je demande toujours la circonférence du poignet et le modèle de la montre afin de déterminer l’épaisseur du bracelet en fonction du boitier.

Je réalise généralement les produits en une semaine et ils sont expédiés dans la foulée. Je suis ensuite tributaire des délais des transporteurs.

Je reste en contact avec le client jusqu’à ce qu’il reçoive son ou ses produits car j’apprécie toujours d’avoir un retour.

FTDF : Quelles peaux utilises-tu ?

Renaud Blin : Toutes les peaux sont françaises, généralement tannées en Italie et viennent d’un fournisseur français. J’utilise principalement du collet à tannage végétal ce qui permet d’éviter les allergies. Il n’y a aucun tannage au chrome. Généralement c’est du cuir mat gras qui est bien plus résistant qu’un cuir naturel sans tannage.

FTDF : Quelles sont les pièces les plus dures à réaliser ?

Renaud Blin : Pour le moment, ce sont les étuis d’appareil photo car la couture de la base de l’étui est assez délicate à faire, il faut coudre en biais.

FTDF : Nous savons que tu as fait de la patine de chaussure, comptes-tu proposer prochainement des patines à la carte ?

Renaud Blin : Effectivement, par le passé, j’ai fait pas mal de patines de chaussures et je suis en train de réfléchir  à faire des patines pour mes produits. Toutefois, c’est un procédé plus compliqué qu’on ne le croit à mettre en place car il est délicat de réaliser exactement la même patine, d’obtenir le même rendu. Suivant le cuir, une même patine peut avoir en fin de compte un aspect différent. De plus, entre une photo et la réalité, il y a parfois des différences. Il faut donc faire des « recettes » et les conserver. Donc, l’idée m’est venue de le faire mais pour le moment, je préfère rester sur du naturel. Je me contente de passer une cire antiquaire qui imperméabilise bien le produit et qui fait apparaître des nuances, mais qui n’entrave pas la patine du temps.

Je préfère proposer un produit neuf au début qui va se patiner au fil de l’usage.

FTDF : Quelles sont tes influences ?

Renaud Blin : Étant un grand passionné de photo, ce sont les vieux appareils photos qui m’ont influencé quand j’ai commencé à faire des étuis. Je me souviens encore des vieux appareils de mon père qui avaient de très beaux étuis. Or, avec les nouveaux appareils qui adoptent aussi un aspect rétro, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de réaliser ce type de produit que je trouve beaucoup plus esthétique que les étuis en nylon qui accompagnent désormais la plupart des appareils.

Sinon, pour ce qui est des vêtements, j’ai toujours aimé les belles matières et les belles coupes. Je suis aussi passionné par les vêtements militaires. On peut retrouver cette influence dans certains des produits que je propose tels que la sangle d’appareil photo ou certains petits sacs que je réalise à partir de toile militaire.

FTDF : As-tu une période de prédilection concernant le style ?

Renaud Blin : Des années 30 aux années 60, on s’arrête en 1970 (rires).

FTDF : Quels sont tes prochains chantiers ?

Renaud Blin : J’ai récemment réalisé un sac à partir d’un sac à linge militaire, idéal pour aller à la plage, qui a deux anses en cuir rivetées à l’extérieur et à l’intérieur pour éviter que la toile ne se déchire.

Et j’ai aussi comme projet de réaliser un sac tout cuir entièrement à la main. J’ai déjà fait un prototype donc je devrais le réaliser au cours de l’été.

 

Nous remercions Renaud Blin pour sa disponibilité et sa gentillesse.

Vous pouvez contacter Renaud via son blog Monsieur Saint-Germain ou son tumblr.

Interview réalisée par Pierre-Antoine LEVY et Virgile MERCIER. Paris, juin 2012. Tous droits réservés.

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Un après-midi rue Pasquier

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