Archives de Tag: Souliers Homme

Crockett & Jones nouveautés automne-hiver 2014/15

PROFIL-WESTFIELD-NOIR_23 face-barrinton_noir_013 PROFIL-BARRINGTON-NOIR_20 PROFIL-BARRINGTON-MARRON_31 face-barrington_tan_031 PROFIL-OVERTON-VERNI_11 PROFIL-MORGAN-MARRON_40-retouch PROFIL-LOWNDES-MARRON_35 PROFIL-HARTWELL_41 face-hartwell_bordeau-v2_013 PROFIL-CONISTON-NAVY_73 face-coniston-navy_09 PROFIL-CHUKKA-GRIS_55 face-chukka_grise_062 PROFIL-CAMBERLEY-BROWN_56 face-camberley_brown_059

Plus d’informations sur le site de Crockett & Jones.

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

J.M. Weston

Source: Keikari & Youtube.

Poster un commentaire

Classé dans Marques / Brands

Interview with Seo Ilwon, founder of The Klaxon

We are proud to present to you an interview with Seo Ilwon, founder of the Korean shoe brand The Klaxon (here is our first article about the brand).

Lire la version française ici.Seo Ilwon

FTDF: Can you tell us about the different steps of your career and your background?

Seo Ilwon: I started my career as a men’s fashion merchandiser in 2004. I have always been interested in shoes. And as time went on, I became more and more obsessed with the idea of creating my own brand of shoes. Thus being in my thirties I decided to fully dedicate myself to create a proper brand.vestadbeige3

FTDF: How did you come up with the Klaxon concept? And how do you define it and its style?

Seo Ilwon: The concept of The Klaxon has started from our own taste: we make the shoes we want to wear. If we don’t like a shoe, we will not produce it. Fundamentally, we are also very concerned with the practical aspect of our products.vestadbrown1

For instance, we prefer to use rubber soles instead of traditional leather soles for a more comfortable wear and easier care.7_4

Design is of course very important but we make no compromise when we select materials. We aim to make a quality product.

FTDF: Where do you find your inspiration when you create a model like the Falconry Mouton Boots? Do you consult archives?

Seo Ilwon: We try to develop interesting items every season. When we started to develop the Mouton Boots, we just wanted to design a winter shoe to protect us from the cold and the snow we have every winter. After drawing a few ideas on paper, we were reminded of the falcony boots our fathers wore while hunting during the winter.falconry the klaxon 1

That was our inspiration for the Mouton Boots.FALCONRY-SUEDE

Actually, most of our shoes are inspired by our surroundings and our lifestyle.falconry ver 02

FTDF: Are you inspired by other shoe brands?

Seo Ilwon: We do not focus on specific brands. We tend to focus on product and we always try to make something different, to bring something new to the table.

We try as best as we can to make sure that our shoes and design are not similar to what other brands have done.7_6

If we feel like the design is too similar, we daringly throw it away.pallasbootsgcxldarkbrown3

FTDF: What kind of materials do you use to make the shoes?

Seo Ilwon: We are using Vibram and Dainite soles and leathers from Horween and Charles Stead.7_3

Next season, we will also use Cat’s Paw rubber heels.Cat's Paw

FTDF: Where did your love for the VIBRAM MONTA G.BLOCK ECO STEP outsole come?

Seo Ilwon: It’s a classic model of outsole, but the color is cool.vibram

Above all, it is also great that it is made out of recycled rubber.

FTDF: Who is the "Klaxon Man"?

Seo Ilwon: He is just a lazy awesome guy!

Seo Ilwon 2

FTDF: Korean menswear knows a rapid expansion. Please tell us more about menswear in Korea (inspirations, culture, brands, etc.)

Seo Ilwon: Koreans very much love fashion and men’s fashion is developing and evolving very rapidly here thanks to the internet. Many young Korean men have a keen interested in fashion which is why the market has so much potential. But the market is still immature, men are just starting to be interested in their own personal style rather than blindly adjusting to fashion trends.  I definitely believe that the Korean market will soon be one of the most attractive fashion market in the world.7_1

FTDF: We know you try to export the Klaxon abroad. In which countries can we now find the brand?

Seo Ilwon: Our brand now has several retailers in England, Spain, China, Hong Kong and of course in Korea.

FTDF: Where do you see your brand in 5 years?

Seo Ilwon: I just hope that we will still be making products we are proud of and that our shoes will be available in as many countries as possible.the klaxon team

Thanks to Seo Ilwon for his availability and kindness. Paris, April 2014.

2 Commentaires

Classé dans Interviews in English

UpperShoes ouvre à Paris

vitrine parisVoilà une nouvelle qui devrait ravir bon nombre d’entre vous: l’enseigne UpperShoes ouvre sa première boutique parisienne! Elle est située dans le quartier de la Madeleine, plus précisément au 1 Rue Caumartin, à quelques encablures du flagship Crockett & Jones de la rue Chauveau-Lagarde. D’après ce que nous avons pu en voir, la boutique propose des prestations haut-de-gamme, à l’image des autres points de vente que nos lecteurs lyonnais doivent connaître.boutique paris upshoes

UpperShoes est un détaillant multi-marques spécialisé dans la chaussure Homme et Femme de qualité. D’origine lyonnaise – la ville y- compte désormais 4 boutiques – UpperShoes a été créé en 2002 avec le rachat de la franchise Church’s de Lyon avant d’étoffer son offre de souliers avec l’arrivée d’autres marques.

Boutique lyonnaise 8 Rue Jean de Tournes

Boutique lyonnaise 8 Rue Jean de Tournes

A ce propos, voici plusieurs marques proposées par UpperShoes: Alden, Arfango, Car Shoe, Church’s, Cordwainer, Corthay, Crockett & Jones, Edward Green, Heschung, John Lobb, Kanpekina, Pertini, Premiata, Santoni, Yuketen. Il est possible de commander via leur site Internet.uppershoes2

Nous l’avons dit ici à plusieurs reprises: la France connait un déficit cruel de détaillants de qualité, contrairement à d’autres pays. Et la plupart des détaillants parisiens ou provinciaux proposent bien souvent des produits de qualité très moyenne, ce qui a pour fâcheuse conséquence de tirer l’offre vers le bas, notamment celles des marques françaises et de leurs boutiques en nom propre. Nous nous réjouissons donc du développement de l’enseigne UpperShoes et même si la plupart des marques proposées sont déjà trouvables à Paris, l’ouverture de ce point de vente est une bonne nouvelle pour le marché parisien du soulier et pour le quartier de la Madeleine en particulier. Après Calceom Rive Gauche, au 129 Rue de Sèvres, qui proposait déjà des marques intéressantes comme Zonkey Boot, Alfred Sargent ou Gaziano & Girling, la Rive Droite a droit à son tour à un détaillant de souliers digne de ce nom.

Poster un commentaire

Classé dans Informations / News

Entretien avec Tony Gaziano, cofondateur de Gaziano & Girling

Voici la traduction de l’interview de Tony Gaziano précédemment publiée en anglais.

English version.

Tony Gaziano

FTDF : Pourriez-vous nous présenter votre parcours ?

Tony Gaziano : J’ai découvert le design au cours de mes études d’architecture. Devenir architecte ne faisait pas partie de mes projets et donc dès l’âge de vingt ans, j’ai commencé à dessiner des chaussures pour Cheaney, un fabricant. Mon travail consistait à dessiner pour des marques faisant du private label telles que Paul Smith ou Jeffrey West. J’ai donc dessiné des modèles et créé des lignes pour eux pendant plusieurs années. Je n’avais aucune compétence technique concernant la fabrication d’une chaussure à l’époque.

J’ai ensuite travaillé pour Edward Green pendant un peu plus de deux ans. Je travaillais sur des chaussures plus classiques et intemporelles plutôt que sur des modèles suivant la mode et les tendances comme je le faisais précédemment. C’est au cours de cette période que j’ai commencé à m’intéresser vraiment à la fabrication d’une chaussure et aux opérations manuelles qu’elle suscitait.

C’est en suivant cet intérêt nouveau que je me suis retrouvé à travailler chez Georges Cleverley chez qui j’ai officié pendant sept ans. J’ai commencé en tant qu’apprenti avant de devenir manager de l’atelier sur mesure où étaient réalisées des opérations telles la création de la forme en bois, le patronage, la découpe du cuir et la réalisation de la tige. C’est à cette époque que j’ai rencontré mon associé actuel Dean Girling. Il y a quinze ans bien que nous travaillions déjà ensemble, nous n’imaginions pas que nous allions un jour créer une marque fabriquée dans notre propre usine.Oxfords G&G

Alors que j’étais encore chez Cleverley, Edward Green m’a recontacté afin que je reprenne en main le design. J’ai accepté à condition de pouvoir développer le concept du sur mesure pour Edward Green. J’ai donc passé deux ans à mettre cela en place jusqu’à ce qu’en 2006 Dean me persuade de quitter Green afin de monter notre propre affaire.

En outre, j’ai au cours de ces périodes travaillé assez fréquemment en free-lance pour des Maisons telles que Ralph Lauren.

FTDF : Quel regard portez-vous sur votre passage chez Edward Green ?

TG : Je garde d’excellents souvenirs de mes deux passages chez eux. Edward Green est ma deuxième Maison. Lorsque j’y travaillais, l’idée de les quitter ne me traversait même pas l’esprit. Ils ont sans doute quelques griefs envers moi aujourd’hui, mais j’ai toujours autant d’affection pour cette marque. Je pense qu’avec nous, ils fabriquent toujours les meilleures chaussures d’Angleterre. Ce sont des chaussures très bien faites, très bien équilibrées.

Quitter cette Maison m’a fait mal au cœur, mais en termes de design, il fallait que je m’émancipe et malheureusement l’identité très classique d’Edward Green ne me le permettait pas.Lapo Evening G&G

FTDF : Vous étiez bottier mais vous avez créé une marque de prêt-à-chausser…

TG : Durant mon passage chez Green, j’ai acquis une expérience assez profonde du fonctionnement d’une unité de production industrielle. Du fait de mes différentes expériences dans la mesure et dans le prêt-à-chausser, j’ai été en mesure de joindre plusieurs aspects du métier ce qui est rare en Angleterre car la frontière a tendance à être très hermétique entre le bottier de Londres et le fabricant que Northampton. Personne ne la franchissait ; nous avons été les premiers à faire réaliser industriellement une chaussure ayant la ligne d’une mesure. À ce titre, les gens font d’ailleurs le rapport entre notre nom Italo-Anglais et notre style assez contemporain qui s’appuie sur la qualité d’une fabrication anglaise mais avec un design plus racé. Il ne s’agit pas de faire des choses extravagantes pour se démarquer volontairement mais juste de faire des chaussures aux lignes un peu plus travaillées afin d’inciter les gens à être un peu moins timides dans leurs choix.Hayes G&G

FTDF : En tant que bottier, vous êtes-vous senti contraint de créer une marque de prêt-à-chausser pour vivre convenablement ?

TG : Au départ nous ne devions faire que la mesure, néanmoins la mesure concerne de plus en plus une clientèle de niche et la production industrielle permet désormais de fabriquer d’excellentes chaussures. Dean et moi pouvons sans problème réaliser une paire à nous deux et vraisemblablement en ne faisant que de la mesure nous aurions sans doute pu vivre assez correctement. Nos premiers pas en industriel ne devaient être en principe que des tests, mais une fois lancés dans l’aventure nous nous sommes laissé prendre au jeu.Double Monk G&G

FTDF : Vous êtes un artisan, vous êtes-vous aisément adapté aux aléas de la production industrielle ?

TG : Non, très difficilement, regardez tous les cheveux blancs que j’ai ! Plus sérieusement, il est assez compliqué de créer une unité de production qui tienne la route de nos jours, car la plupart des machines que nous utilisons datent des années 30 ou 40. Et au-delà de la difficulté à trouver ces machines, il faut ensuite trouver des personnes à même de les utiliser correctement. Les machines en question sont des machines de première génération qui avaient pour but de réaliser une opération jadis faite manuellement, il ne s’agit pas de presser de un bouton et d’attendre que ça se passe, il y a des leviers et des subtilités à connaitre pour en faire bon usage.Wingtip G&G

Aujourd’hui, nous avons notre propre unité de production et tous nos employés sont des passionnés mais lorsque nous avons débuté, nous faisions fabriquer nos chaussures par des gens qui n’avaient pas la même passion que nous et qui se contentaient volontiers d’un cahier des charges moins exigeant. Cela rendait les choses compliquées, c’est pourquoi nous avons mis au point notre propre usine.

FTDF : Qu’est-ce qui caractérise la marque Gaziano & Girling ?

TG : Notre volonté principale est de proposer en prêt-à-chausser une chaussure ayant l’allure d’une mesure. C’est la base de notre projet. Certains ont pensé que nous souhaitions produire une chaussure hybride à la fois italienne et anglaise mais ça n’a jamais été notre intention. On souhaitait proposer la mesure de Londres en prêt-à-chausser, pour que les gens y aient accès sans que cela ne soit réalisé spécifiquement pour eux.

FTDF : Votre marque est jeune mais compte déjà une base de clients très fidèles. Qu’est-ce qui pousse les amateurs de chaussures vers Gaziano & Girling?

TG : Je pense que nous avons eu pas mal de chance car nous avons lancé notre marque au moment où les blogs et les forums sur le sujet ont commencé à vraiment prendre de l’ampleur.

Par ailleurs, en regardant le produit les gens voient tout de suite la qualité, les lignes et la passion qui a été mise au service de sa production. Qu’il s’agisse d’amateurs de souliers ou de gens un peu moins avertis, ils sont d’une manière générale saisis par le produit et sa réalisation.Lapo G&G

La majeure partie de nos clients jusqu’ici se compose de gens avertis et connaisseurs en matière de souliers, mais nous réalisons des chaussures suffisamment belles pour attirer de nouveaux clients qui pour certains découvrent pour la première fois le goodyear.

La tendance récente qui fait que les gens semblent reprendre plaisir à s’habiller d’une manière un peu plus formelle nous est aussi favorable.

Notre succès récompense tous les efforts que l’on consent pour réaliser chaque paire. On ne triche pas, on ne fait pas de compromis. Tout est fait dans les règles de l’art. Les gens qui avaient pour habitude de payer très cher des produits d’une qualité moyenne proposés par de grandes Maisons de Mode voient aisément la différence.Tassel G&G

FTDF : Êtes-vous plutôt du genre à rejeter la tendance ou à vous y conformer ?

TG : Je rejette généralement la tendance. J’aime les choses intemporelles. La tendance correspond généralement à des gens plus jeunes que moi.

FTDF : Vous êtes présenté comme la figure emblématique de la marque ; que pouvez-vous nous dire de Dean Girling, votre associé ?

TG : Dean est un peu l’homme de l’ombre, très axé sur le côté technique. Il est obsédé par la qualité. C’est le pire ennemi de notre usine ! Il a une immense maîtrise technique, il connait sur le bout des doigts le processus de fabrication d’une chaussure. S’il y a un problème technique avec un modèle, c’est lui qui va trouver la solution. Nous sommes complémentaires, il me laisse créer et je le laisse veiller à ce que la réalisation optimale.Gaziano & Girling

FTDF : Vous êtes réputé pour votre bout carré, est-ce une sorte d’hommage aux grands bottiers du passé Nikaulos Tuczek et Cleverley ?

TG : On peut dire ça. En effet, mon bottier favori est Anthony Cleverley qui était d’après moi plus talentueux que George Cleverley. C’est lors de mon passage chez Cleverley que je suis tombé sous le charme de ses réalisations dont je me suis beaucoup inspiré notamment pour la Deco Line.Bespoke G&G

FTDF : Quelles sont les différences entre la ligne Bench Made et la ligne Deco ?

TG : Nous effectuons d’avantage d’opérations manuelles pour réaliser une paire de la Deco Line. Néanmoins, nous utilisons les mêmes peaux, habituellement réservées à la mesure, et plus généralement les mêmes matériaux pour les deux lignes. Il y a simplement beaucoup plus d’opérations manuelles pour fabriquer une Deco. En outre, les designs de la Deco Line sont plus travaillés, plus pensés. Ce n’est sans doute pas du goût de tout le monde et certains trouvent sans doute ces lignes trop racées. Mais la Deco Line est plus inspirée par les années 20 au contraire des choses plus traditionnelles qui découlent généralement de ce qui se faisait dans les années 40 et 50.Deco-sole

FTDF : Êtes-vous d’accord pour dire que la Deco Line est en prêt-à-chausser ce qui se rapproche le plus de la mesure ?

TG : Tout à fait, c’est ma conviction.Holden Deco Line

FTDF : Où voyez-vous Gaziano & Girling dans cinq ans ?

TG : Je souhaiterais que nous ayons au moins trois magasins en nom propre : un à Londres, un à Paris et un à New York. Le défi est aussi de maintenir notre exigence de qualité tout en faisant prendre de l’ampleur à la marque. Or, si on souhaite produire plus, il faudra d’avantage d’ouvriers ce qui implique beaucoup de formation, c’est un procédé assez long. On ne souhaite pas devenir un géant mondial mais on souhaite se développer tout en maintenant notre philosophie et sans que cela ne pénalise la qualité de notre production. C’est le défi qui se présente à nous.

Nous souhaitons remercier Tony Gaziano pour sa gentillesse et son savoir. Nous remercions aussi Marc Fass, propriétaire de la boutique Calceom qui a permis la réalisation de cet entretien.

Paris, Novembre 2012. Tous droits réservés.

4 Commentaires

Classé dans Interviews exclusives