Archives de Tag: Souliers Homme

J.M. Weston

Source: Keikari & Youtube.

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Interview with Seo Ilwon, founder of The Klaxon

We are proud to present to you an interview with Seo Ilwon, founder of the Korean shoe brand The Klaxon (here is our first article about the brand).

Lire la version française ici.Seo Ilwon

FTDF: Can you tell us about the different steps of your career and your background?

Seo Ilwon: I started my career as a men’s fashion merchandiser in 2004. I have always been interested in shoes. And as time went on, I became more and more obsessed with the idea of creating my own brand of shoes. Thus being in my thirties I decided to fully dedicate myself to create a proper brand.vestadbeige3

FTDF: How did you come up with the Klaxon concept? And how do you define it and its style?

Seo Ilwon: The concept of The Klaxon has started from our own taste: we make the shoes we want to wear. If we don’t like a shoe, we will not produce it. Fundamentally, we are also very concerned with the practical aspect of our products.vestadbrown1

For instance, we prefer to use rubber soles instead of traditional leather soles for a more comfortable wear and easier care.7_4

Design is of course very important but we make no compromise when we select materials. We aim to make a quality product.

FTDF: Where do you find your inspiration when you create a model like the Falconry Mouton Boots? Do you consult archives?

Seo Ilwon: We try to develop interesting items every season. When we started to develop the Mouton Boots, we just wanted to design a winter shoe to protect us from the cold and the snow we have every winter. After drawing a few ideas on paper, we were reminded of the falcony boots our fathers wore while hunting during the winter.falconry the klaxon 1

That was our inspiration for the Mouton Boots.FALCONRY-SUEDE

Actually, most of our shoes are inspired by our surroundings and our lifestyle.falconry ver 02

FTDF: Are you inspired by other shoe brands?

Seo Ilwon: We do not focus on specific brands. We tend to focus on product and we always try to make something different, to bring something new to the table.

We try as best as we can to make sure that our shoes and design are not similar to what other brands have done.7_6

If we feel like the design is too similar, we daringly throw it away.pallasbootsgcxldarkbrown3

FTDF: What kind of materials do you use to make the shoes?

Seo Ilwon: We are using Vibram and Dainite soles and leathers from Horween and Charles Stead.7_3

Next season, we will also use Cat’s Paw rubber heels.Cat's Paw

FTDF: Where did your love for the VIBRAM MONTA G.BLOCK ECO STEP outsole come?

Seo Ilwon: It’s a classic model of outsole, but the color is cool.vibram

Above all, it is also great that it is made out of recycled rubber.

FTDF: Who is the "Klaxon Man"?

Seo Ilwon: He is just a lazy awesome guy!

Seo Ilwon 2

FTDF: Korean menswear knows a rapid expansion. Please tell us more about menswear in Korea (inspirations, culture, brands, etc.)

Seo Ilwon: Koreans very much love fashion and men’s fashion is developing and evolving very rapidly here thanks to the internet. Many young Korean men have a keen interested in fashion which is why the market has so much potential. But the market is still immature, men are just starting to be interested in their own personal style rather than blindly adjusting to fashion trends.  I definitely believe that the Korean market will soon be one of the most attractive fashion market in the world.7_1

FTDF: We know you try to export the Klaxon abroad. In which countries can we now find the brand?

Seo Ilwon: Our brand now has several retailers in England, Spain, China, Hong Kong and of course in Korea.

FTDF: Where do you see your brand in 5 years?

Seo Ilwon: I just hope that we will still be making products we are proud of and that our shoes will be available in as many countries as possible.the klaxon team

Thanks to Seo Ilwon for his availability and kindness. Paris, April 2014.

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UpperShoes ouvre à Paris

vitrine parisVoilà une nouvelle qui devrait ravir bon nombre d’entre vous: l’enseigne UpperShoes ouvre sa première boutique parisienne! Elle est située dans le quartier de la Madeleine, plus précisément au 1 Rue Caumartin, à quelques encablures du flagship Crockett & Jones de la rue Chauveau-Lagarde. D’après ce que nous avons pu en voir, la boutique propose des prestations haut-de-gamme, à l’image des autres points de vente que nos lecteurs lyonnais doivent connaître.boutique paris upshoes

UpperShoes est un détaillant multi-marques spécialisé dans la chaussure Homme et Femme de qualité. D’origine lyonnaise – la ville y- compte désormais 4 boutiques – UpperShoes a été créé en 2002 avec le rachat de la franchise Church’s de Lyon avant d’étoffer son offre de souliers avec l’arrivée d’autres marques.

Boutique lyonnaise 8 Rue Jean de Tournes

Boutique lyonnaise 8 Rue Jean de Tournes

A ce propos, voici plusieurs marques proposées par UpperShoes: Alden, Arfango, Car Shoe, Church’s, Cordwainer, Corthay, Crockett & Jones, Edward Green, Heschung, John Lobb, Kanpekina, Pertini, Premiata, Santoni, Yuketen. Il est possible de commander via leur site Internet.uppershoes2

Nous l’avons dit ici à plusieurs reprises: la France connait un déficit cruel de détaillants de qualité, contrairement à d’autres pays. Et la plupart des détaillants parisiens ou provinciaux proposent bien souvent des produits de qualité très moyenne, ce qui a pour fâcheuse conséquence de tirer l’offre vers le bas, notamment celles des marques françaises et de leurs boutiques en nom propre. Nous nous réjouissons donc du développement de l’enseigne UpperShoes et même si la plupart des marques proposées sont déjà trouvables à Paris, l’ouverture de ce point de vente est une bonne nouvelle pour le marché parisien du soulier et pour le quartier de la Madeleine en particulier. Après Calceom Rive Gauche, au 129 Rue de Sèvres, qui proposait déjà des marques intéressantes comme Zonkey Boot, Alfred Sargent ou Gaziano & Girling, la Rive Droite a droit à son tour à un détaillant de souliers digne de ce nom.

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Entretien avec Tony Gaziano, cofondateur de Gaziano & Girling

Voici la traduction de l’interview de Tony Gaziano précédemment publiée en anglais.

English version.

Tony Gaziano

FTDF : Pourriez-vous nous présenter votre parcours ?

Tony Gaziano : J’ai découvert le design au cours de mes études d’architecture. Devenir architecte ne faisait pas partie de mes projets et donc dès l’âge de vingt ans, j’ai commencé à dessiner des chaussures pour Cheaney, un fabricant. Mon travail consistait à dessiner pour des marques faisant du private label telles que Paul Smith ou Jeffrey West. J’ai donc dessiné des modèles et créé des lignes pour eux pendant plusieurs années. Je n’avais aucune compétence technique concernant la fabrication d’une chaussure à l’époque.

J’ai ensuite travaillé pour Edward Green pendant un peu plus de deux ans. Je travaillais sur des chaussures plus classiques et intemporelles plutôt que sur des modèles suivant la mode et les tendances comme je le faisais précédemment. C’est au cours de cette période que j’ai commencé à m’intéresser vraiment à la fabrication d’une chaussure et aux opérations manuelles qu’elle suscitait.

C’est en suivant cet intérêt nouveau que je me suis retrouvé à travailler chez Georges Cleverley chez qui j’ai officié pendant sept ans. J’ai commencé en tant qu’apprenti avant de devenir manager de l’atelier sur mesure où étaient réalisées des opérations telles la création de la forme en bois, le patronage, la découpe du cuir et la réalisation de la tige. C’est à cette époque que j’ai rencontré mon associé actuel Dean Girling. Il y a quinze ans bien que nous travaillions déjà ensemble, nous n’imaginions pas que nous allions un jour créer une marque fabriquée dans notre propre usine.Oxfords G&G

Alors que j’étais encore chez Cleverley, Edward Green m’a recontacté afin que je reprenne en main le design. J’ai accepté à condition de pouvoir développer le concept du sur mesure pour Edward Green. J’ai donc passé deux ans à mettre cela en place jusqu’à ce qu’en 2006 Dean me persuade de quitter Green afin de monter notre propre affaire.

En outre, j’ai au cours de ces périodes travaillé assez fréquemment en free-lance pour des Maisons telles que Ralph Lauren.

FTDF : Quel regard portez-vous sur votre passage chez Edward Green ?

TG : Je garde d’excellents souvenirs de mes deux passages chez eux. Edward Green est ma deuxième Maison. Lorsque j’y travaillais, l’idée de les quitter ne me traversait même pas l’esprit. Ils ont sans doute quelques griefs envers moi aujourd’hui, mais j’ai toujours autant d’affection pour cette marque. Je pense qu’avec nous, ils fabriquent toujours les meilleures chaussures d’Angleterre. Ce sont des chaussures très bien faites, très bien équilibrées.

Quitter cette Maison m’a fait mal au cœur, mais en termes de design, il fallait que je m’émancipe et malheureusement l’identité très classique d’Edward Green ne me le permettait pas.Lapo Evening G&G

FTDF : Vous étiez bottier mais vous avez créé une marque de prêt-à-chausser…

TG : Durant mon passage chez Green, j’ai acquis une expérience assez profonde du fonctionnement d’une unité de production industrielle. Du fait de mes différentes expériences dans la mesure et dans le prêt-à-chausser, j’ai été en mesure de joindre plusieurs aspects du métier ce qui est rare en Angleterre car la frontière a tendance à être très hermétique entre le bottier de Londres et le fabricant que Northampton. Personne ne la franchissait ; nous avons été les premiers à faire réaliser industriellement une chaussure ayant la ligne d’une mesure. À ce titre, les gens font d’ailleurs le rapport entre notre nom Italo-Anglais et notre style assez contemporain qui s’appuie sur la qualité d’une fabrication anglaise mais avec un design plus racé. Il ne s’agit pas de faire des choses extravagantes pour se démarquer volontairement mais juste de faire des chaussures aux lignes un peu plus travaillées afin d’inciter les gens à être un peu moins timides dans leurs choix.Hayes G&G

FTDF : En tant que bottier, vous êtes-vous senti contraint de créer une marque de prêt-à-chausser pour vivre convenablement ?

TG : Au départ nous ne devions faire que la mesure, néanmoins la mesure concerne de plus en plus une clientèle de niche et la production industrielle permet désormais de fabriquer d’excellentes chaussures. Dean et moi pouvons sans problème réaliser une paire à nous deux et vraisemblablement en ne faisant que de la mesure nous aurions sans doute pu vivre assez correctement. Nos premiers pas en industriel ne devaient être en principe que des tests, mais une fois lancés dans l’aventure nous nous sommes laissé prendre au jeu.Double Monk G&G

FTDF : Vous êtes un artisan, vous êtes-vous aisément adapté aux aléas de la production industrielle ?

TG : Non, très difficilement, regardez tous les cheveux blancs que j’ai ! Plus sérieusement, il est assez compliqué de créer une unité de production qui tienne la route de nos jours, car la plupart des machines que nous utilisons datent des années 30 ou 40. Et au-delà de la difficulté à trouver ces machines, il faut ensuite trouver des personnes à même de les utiliser correctement. Les machines en question sont des machines de première génération qui avaient pour but de réaliser une opération jadis faite manuellement, il ne s’agit pas de presser de un bouton et d’attendre que ça se passe, il y a des leviers et des subtilités à connaitre pour en faire bon usage.Wingtip G&G

Aujourd’hui, nous avons notre propre unité de production et tous nos employés sont des passionnés mais lorsque nous avons débuté, nous faisions fabriquer nos chaussures par des gens qui n’avaient pas la même passion que nous et qui se contentaient volontiers d’un cahier des charges moins exigeant. Cela rendait les choses compliquées, c’est pourquoi nous avons mis au point notre propre usine.

FTDF : Qu’est-ce qui caractérise la marque Gaziano & Girling ?

TG : Notre volonté principale est de proposer en prêt-à-chausser une chaussure ayant l’allure d’une mesure. C’est la base de notre projet. Certains ont pensé que nous souhaitions produire une chaussure hybride à la fois italienne et anglaise mais ça n’a jamais été notre intention. On souhaitait proposer la mesure de Londres en prêt-à-chausser, pour que les gens y aient accès sans que cela ne soit réalisé spécifiquement pour eux.

FTDF : Votre marque est jeune mais compte déjà une base de clients très fidèles. Qu’est-ce qui pousse les amateurs de chaussures vers Gaziano & Girling?

TG : Je pense que nous avons eu pas mal de chance car nous avons lancé notre marque au moment où les blogs et les forums sur le sujet ont commencé à vraiment prendre de l’ampleur.

Par ailleurs, en regardant le produit les gens voient tout de suite la qualité, les lignes et la passion qui a été mise au service de sa production. Qu’il s’agisse d’amateurs de souliers ou de gens un peu moins avertis, ils sont d’une manière générale saisis par le produit et sa réalisation.Lapo G&G

La majeure partie de nos clients jusqu’ici se compose de gens avertis et connaisseurs en matière de souliers, mais nous réalisons des chaussures suffisamment belles pour attirer de nouveaux clients qui pour certains découvrent pour la première fois le goodyear.

La tendance récente qui fait que les gens semblent reprendre plaisir à s’habiller d’une manière un peu plus formelle nous est aussi favorable.

Notre succès récompense tous les efforts que l’on consent pour réaliser chaque paire. On ne triche pas, on ne fait pas de compromis. Tout est fait dans les règles de l’art. Les gens qui avaient pour habitude de payer très cher des produits d’une qualité moyenne proposés par de grandes Maisons de Mode voient aisément la différence.Tassel G&G

FTDF : Êtes-vous plutôt du genre à rejeter la tendance ou à vous y conformer ?

TG : Je rejette généralement la tendance. J’aime les choses intemporelles. La tendance correspond généralement à des gens plus jeunes que moi.

FTDF : Vous êtes présenté comme la figure emblématique de la marque ; que pouvez-vous nous dire de Dean Girling, votre associé ?

TG : Dean est un peu l’homme de l’ombre, très axé sur le côté technique. Il est obsédé par la qualité. C’est le pire ennemi de notre usine ! Il a une immense maîtrise technique, il connait sur le bout des doigts le processus de fabrication d’une chaussure. S’il y a un problème technique avec un modèle, c’est lui qui va trouver la solution. Nous sommes complémentaires, il me laisse créer et je le laisse veiller à ce que la réalisation optimale.Gaziano & Girling

FTDF : Vous êtes réputé pour votre bout carré, est-ce une sorte d’hommage aux grands bottiers du passé Nikaulos Tuczek et Cleverley ?

TG : On peut dire ça. En effet, mon bottier favori est Anthony Cleverley qui était d’après moi plus talentueux que George Cleverley. C’est lors de mon passage chez Cleverley que je suis tombé sous le charme de ses réalisations dont je me suis beaucoup inspiré notamment pour la Deco Line.Bespoke G&G

FTDF : Quelles sont les différences entre la ligne Bench Made et la ligne Deco ?

TG : Nous effectuons d’avantage d’opérations manuelles pour réaliser une paire de la Deco Line. Néanmoins, nous utilisons les mêmes peaux, habituellement réservées à la mesure, et plus généralement les mêmes matériaux pour les deux lignes. Il y a simplement beaucoup plus d’opérations manuelles pour fabriquer une Deco. En outre, les designs de la Deco Line sont plus travaillés, plus pensés. Ce n’est sans doute pas du goût de tout le monde et certains trouvent sans doute ces lignes trop racées. Mais la Deco Line est plus inspirée par les années 20 au contraire des choses plus traditionnelles qui découlent généralement de ce qui se faisait dans les années 40 et 50.Deco-sole

FTDF : Êtes-vous d’accord pour dire que la Deco Line est en prêt-à-chausser ce qui se rapproche le plus de la mesure ?

TG : Tout à fait, c’est ma conviction.Holden Deco Line

FTDF : Où voyez-vous Gaziano & Girling dans cinq ans ?

TG : Je souhaiterais que nous ayons au moins trois magasins en nom propre : un à Londres, un à Paris et un à New York. Le défi est aussi de maintenir notre exigence de qualité tout en faisant prendre de l’ampleur à la marque. Or, si on souhaite produire plus, il faudra d’avantage d’ouvriers ce qui implique beaucoup de formation, c’est un procédé assez long. On ne souhaite pas devenir un géant mondial mais on souhaite se développer tout en maintenant notre philosophie et sans que cela ne pénalise la qualité de notre production. C’est le défi qui se présente à nous.

Nous souhaitons remercier Tony Gaziano pour sa gentillesse et son savoir. Nous remercions aussi Marc Fass, propriétaire de la boutique Calceom qui a permis la réalisation de cet entretien.

Paris, Novembre 2012. Tous droits réservés.

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Interview with Tony Gaziano, master shoemaker and co-founder of Gaziano & Girling

We are proud to present to you an interview with Tony Gaziano, renowned bespoke shoemaker and co-founder of Gaziano & Girling.

Lire l’interview en français.

Tony Gaziano

FTDF: Can you tell us about the different steps of your career and your background?

Tony Gaziano: Originally I was trained up to be an architect. That is how I first got acquainted with design. But I quickly decided that I was not interested in becoming an architect. I went into design of shoes and when I was about twenty I started working for a company called Cheaney. Most of the work I did for them was some subcontracted work for fashion brands such as Jeffrey West and Paul Smith. I worked there for several years mostly on design, I didn’t have any practical shoebuilding, it was all just drawing and range building.

After a while, I left and went to work for Edward Green. I started working on more classical footwear rather than the fashion houses. It gave me a deeper knowledge of the product, it was more about quality than fashion and seasonal runs. I worked there for two or three years and learned a little bit about handmaking but I decided I wanted to go deeper into it so I went to work for Cleverley. I have worked for George Cleverley for about seven years, first as an apprentice and then I managed the bespoke workshops which involved last making, designing, cutting the leather, stitching the uppers together and that’s where I met my partner Dean Girling. He was a subcontracted outworker craftsman and I was the craftsman that worked in house. That was fifteen years ago, we started working together but we didn’t have the intention of opening up our own company.Oxfords G&G

I was then contacted by the present owner of Edward Green who asked me to come back from Cleverley to design for the brand. The condition was that I wanted to set up a bespoke setup for Edward Green. So I spent basically the next two years creating a bespoke service for Edward Green.

Then, in 2006, Dean persuaded me to leave Edward Green in order to start up our own company. When we left, the bespoke service of Edward Green stopped and they introduced their Top Drawer range which I still think they are doing today.

In the mist of all that, I’ve done a lot of subcontracted design for brands such as Ralph Lauren and a few other fashion houses as well.

That’s it… Anything more would bore you!

FTDF: How do you reflect on the time you have spent at Edward Green?

TG: When I worked for Edward Green, I had no intention of leaving. I have worked for them twice so it is almost like my second home; I loved the time that I spent there. They are not particularly happy with me now but I still have a lot of affection for this company. Alongside us I think they make the best shoes in the country. Very well made structured shoe. It broke my heart to leave Edward Green but the boundaries were too strict, too classical for me, I needed to be able to create my own identity which is the reason why I left.Lapo Evening G&G

FTDF: You were a shoemaker but you launched a RTW brand…

TG: Thanks to my time at Edward Green, I had a vast experience on the manufacturing side as well and developing and designing lines of shoes. Unintentionally I was lucky enough to have probably the broadest experience in the country because in England you are either a London bespoke shoemaker or you are a Northampton shoe manufacturer. Nobody crossed over; we were the first people to bring a bespoke looking London shoe to the manufacturing side. There is a lot of symmetries with our business. People connect the Italian/English name to that contemporary style of shoes that we have which is English structure but with a little bit of a twist. It is not out there design but it is enough to get people to come out a little bit of their shell and to get more adventurous with their shoes.Hayes G&G

FTDF: Do you feel that a shoemaker has to go into RTW in order to get by. Did you feel you were bound to launch a RTW brand in order to make a living?

TG: When we started the company we were going to purely do bespoke, however RTW is getting better and the bespoke market is becoming more of a niche. Dean and I can make a shoe between us so we could have just stayed me designing, pattern cutting, closing and Dean making. We would have made a very nice living but we ventured into RTW as an experiment and once you started and the ball is rolling you have to roll with it.Double Monk G&G

FTDF: Being a craftsman how did you manage to cope with the hazards of industrial production?

TG: Very difficultly, look how grey I am! On a more serious note, building a factory today is very difficult because 90% of our machinery comes from the 1930’s/1940’s. Moreover it is not only finding the machinery that works but also finding the operatives who can use it. These days, people see in black and white: shoes are either made by machine or they are made by hand. But there is a middle area where there are machines, first generation of machines that were created to replace handmaking that are almost as skillful in themselves as making by hand. It is not about pressing a button, these machines are all levers, very mechanical.Wingtip G&G

Nowadays we have our own factory where everybody is a shoe geek but when we started, we had to work with other people who did not share our passion because they used to make a lower grade product. That is why setting up our own factory was really crucial.

FTDF: What are the specificities of Gaziano & Girling as a brand?

TG: If I had to sum it up, I would say that our drive was to manufacture a bespoke looking readymade shoe. That was the key. People thought that our intention was to make a shoe that was half continental, half English but that was not the intention. We wanted to bring the London bespoke world into readymade shoemaking and to be able to create a service where people could be able to buy that aesthetic without having to have it made for them.

FTDF: Your brand is young but has a very loyal following. What do you think attracts people to it?

TG: I think we were fortunate to hit the time when many forums and blogs exploded, that was lucky. Also when people look at the shoes, even if they can’t explain it, they see the quality, the lines, the passion that was put into it. Some people can talk about it forever, some people can’t but they can still see and feel the difference.Lapo G&G

Most of our customers up to now have been people who are passionate about shoes but we are making a good looking enough shoe which attracts new customers who were probably not into the welted trade before. These days, there is a luxury brand explosion and everybody seems to enjoy dressing again. In that way, we are a little bit lucky but also we are rewarded of all the attention and hard work we put in our shoes. We don’t cut any corners. Everything is done the way it should be done. Nowadays because of commercial fashion brands and people spending a lot of money on something that is not worth, they really understand when they see something that is.Tassel G&G

FTDF: Do you reject trends or do you embrace them?

TG: I kind of reject trends. I like timeless. Trends are for younger people than me.

FTDF: You are the figure of the brand, can you tell us about your partner Dean Girling?

TG: Dean is more the mechanical side. He is a little bit crazy with quality; he is our factory worst enemy! He has tremendous technical knowledge about shoes, he understands the mechanics of the shoes. If something is not right, he can walk into the factory and put it right. He lets me create, I let him maintain.Gaziano & Girling

FTDF: You are famous for you square toe, is it some sort of tribute to the masters shoemaker of the past Nikolaus Tuczek and Cleverley?

TG: A little bit. My favorite shoemaker was definitely Anthony Cleverley, whom I think was younger, and sharper than George Cleverley. During my time at Cleverley I fell in love with his shoes. Much of my inspiration comes from there, especially the Deco Line.Bespoke G&G

FTDF: What are the differences between the Deco Line and the Bench Made Line?

TG: In a nutshell, there is simply more handwork. For instance, we have to handcurve the waist. However, we use bespoke leathers for everything so quality wise  everything is on the same levels in regards to materials but there is a lot more handwork for the Deco Line. Also there was a lot more attention to the design aesthetic of the Deco. It is not to everybody’s taste, it is a little bit sharp for a lot of people but for us it is a special Line which in a way represents the 1920’s as opposed to the more traditional stuff which is inspired for the 1940’s and 1950’s.Deco-sole

FTDF: Would you agree that the Deco is the closest you could get to a bespoke shoe in RTW?

TG: I definitely think so.Holden Deco Line

FTDF: Where do you see Gaziano & Girling as a brand in five to ten years?

TG: I would like to have at least three shops, one in London, one in Paris and one in NYC. Moreover, the quality has to grow as the company grows. We cannot increase the production without increasing the number of craftsmen. It is a long process, it means lots of training. We don’t want to take over the world, but we want to get bigger while maintaining our philosophy and quality standards. It will be hard but it can be done.

We would like to thank Tony Gaziano for his kindness and his wit. We also would like to thank Marc Fass, owner of Calceom, who made this interview happen.

Paris, November 2012. All rights reserved.

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