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Retour aux originaux – M41, M43, M51 et M65

26Comme vous le savez, sur For The Discerning Few, nous aimons particulièrement le vêtement qui a une histoire. Quoi de mieux que de se tourner alors vers les modèles originaux. Or s’il est un univers qui a inspiré – et qui continue aujourd’hui encore d’inspirer – le monde du vêtement et les designers (bons ou mauvais), c’est bien l’univers militaire.

Voici donc quelques vestes de combat (ou field jacket) qui ont largement inspiré des marques comme Ralph Lauren, Hackett, Brooks Brothers, etc. On peux encore les trouver sur Internet ou dans de bonnes friperies, il suffit d’être un peu patient. Elles sont d’excellente qualité et nettement moins onéreuses que les reproductions que l’on trouve ici ou là. Et vous pourrez vous targuer d’avoir un morceau d’Histoire sur les épaules…En outre, elles peuvent parfaitement s’accorder à une mise casual mais cependant élégante (comme le montrent la photo prise par Scott Schuman aka. The Sartorialist).

Pour information, les 4 modèles présentés ici le sont dans un ordre chronologique, en fonction de leur apparition, entre la Seconde Guerre mondiale et la Guerre du Vietnam, en passant par la Guerre de Corée. Hormis le M41, qui tient davantage du blouson que de la veste, il existe bien entendu des différences entre les modèles. Ainsi, la M51 présente un zip en fermeture centrale (en plus des boutons déjà présents sur la M41 et la M43) et les boutons des poches ont été remplacés par des boutons pressions. Enfin la M65 – field jacket emblématique de la Guerre du Vietnam – présente un col rond contrairement à ces « ancêtres » sur lequel se situe un zip afin d’ enrouler une capuche dans la doublure.

M41

M41

Clint Eastwood en M41 sur le tournage de Letters from Iwo Jima

M43

M43

M51

M51

M65

M65 field jacket

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Vintage Menswear N°7

Septième épisode de notre série d’articles consacrée au Vintage masculin avec, là encore, 3 pièces particulièrement intéressantes: d’abord une varsity jacket des années 30, un manteau croisé Mackinaw de 1943 et enfin une paire de boots des années 30 de la Gendarmerie royale du Canada.

Sports & Leisure: Varsity Jacket – Hercules – 1930’s

Hercules est devenue l’une des marques workwear les plus cotées pendant la première moitié du 20ième siècle, notamment pour ses chemises chambray et ses sur-pantalons. La marque était de fait beaucoup portée par des ouvriers dans l’armement US lors de la Seconde guerre mondiale. Appartenant au groupe SEARS, la marque était également connue pour ses systèmes de chauffage, ses assurances, etc… Bref! Elle touchait vraiment à tout.hercules varsity jacket vintage showroom

Sous le nom Hercules, d’autres types de produits ont été créés comme cette varsity jacket type « letterman » avec son corps en laines, ses manches en cuir de cheval et sa poche poitrine en forme de ballon de football américain. Ce blouson ne comporte cependant pas la fameuse chenille letter; on ne peut donc pas véritablement parler de letterman jacket. Pour plus d’information sur le sujet, vous pouvez consulter notre article traitant des varsity letters.

Military: Mackinaw Jacket – A. Whyman ltd for US Army – 1943

La veste Mackinaw ou jeep jacket est typiquement associée à l’US Army pour laquelle elle a été créée. Sa première version est apparue vers la fin de la Première guerre mondiale, s’inspirant probablement d’un patronage assez courant pour les manteaux de la fin du 19ième/début du 20ième siècle. Son nom « Mackinaw » provient du Détroit de Mackinac (détroit reliant les lacs Huron et Michigan) et ce modèle fut très vite adopté par les bûcherons et les chasseurs de cette région du Nord des Etats-Unis. Entre workwear et military wear, il n’est pas rare que les frontières soient poreuses, tant la solidité et le côté fonctionnel sont des éléments prépondérants pour l’une et l’autre de ces catégories.BRITISH_MADE_MACKINAW_COAT_(WWII) vintage showroom

La première version de la Mackinaw Jacket datant de la Première guerre mondiale a été réadaptée en 1938 et intégrée à l’uniforme d’hiver de l’US Army; elle est désormais réalisée à partir du classique canvas de coton vert et doublée en laine type « blanket ». Plusieurs versions ont ensuite vu le jour: en 1942, la Mackinaw Jacket ne présentait pas de col châle en laine et le dernier modèle sorti en avril 1943 ne comportait pas de ceinture (sans doute en raison des restrictions imposées en tant de guerre).

Tous les Mackinaw n’ont pas été fabriqués aux Etats-Unis. Certains ont été réalisés sous licence au Royaume-Uni. C’est le cas de celui-ci justement; les boutons réalisés en plastique sont un signe de sa fabrication britannique.

Workwear: Riding Boots – Royal Canadian Mounted Police – 1930’sriding boots vintage showroom

Ces bottes à bout droit, aux lacets à la fois fonctionnels pour ceux du devant et décoratifs pour ceux du côté, faisaient partie intégrante de l’uniforme de la Gendarmerie royale du Canada (Royal Canadian Mounted Police), uniforme composé d’un pantalon bleu nuit à galon jaune sur le côté, d’un chapeau type « stetson » à large bord, d’un ceinturon baudrier de cuir appelé Sam Browne et d’une veste sergée rouge. Evidemment, cet uniforme n’était qu’une tenue d’apparat.police montée canada

Ses différents éléments sont antérieurs à la formation de la Gendarmerie royale en 1920, et étaient déjà portés par la Police montée du Nord-Ouest  fondée en 1873. Cette force de police était alors équipée d’un mélange de surplus militaire britannique et d’uniformes de l’US Cavalry. La Gendarmerie royale du Canada a elle même été formée consécutivement à l’association de la Dominion Police et de la Police montée du Nord-Ouest.

Pour la petite histoire, leur statut « royal » leur a été conféré par le Roi Edouard VII pour services rendus lors de la Seconde Guerre des Boers (1899-1902) opposant l’Empire britannique à la République Sud-Africaine du Transvaal.

Souce: Vintage Menswear

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Vintage Menswear N°5

Après une pause d’une vingtaine de jours, voici l’épisode 5 de notre série consacrée au Vintage, avec 3 nouvelles pièces datant des Années 30. D’abord un t-shirt à manches longues, une parka B7 et un costume 3 pièces Bespoke.

Sports & Leisure: T-shirt de sport – Dura Craft – 1930’st shirt 1930

Ce t-shirt assez simple datant des Années 30 a été réalisé par Dura Craft (New-York). Il présente deux évolutions majeures qu’a connu le vêtement au cours du 20ième siècle. D’abord, comme vous pouvez peut-être le percevoir sur les photos, il est fabriqué à base de rayonne, autrement dit viscose ou encore « soie artificielle ». Même si la soie artificielle fut développée à partir de 1855, la rayonne fut largement diffusée pendant les Années 30, notamment à travers la mode des chemises hawaïennes. Seconde évolution présente sur ce t-shirt, le flocage de l’avion et des lettres. Cette technique fut mise au point dans les Années 20 par la Knickerbocker Knitting Company (connue aujourd’hui sous le nom de la marque « Champion » ou « Champion USA« ) et n’était utilisée que sur les sweatshirts. C’est au cours des Années 30 qu’elle fut appliquée à d’autres vêtements.

Military: B7 Sheepskin Flight Jacket – Aero Leather Company/USAAF – 1930’sB7 Parka

Le choix d’une dominante blanche pour ce vêtement militaire s’explique facilement: cette parka était destinée à un environnement glacial et neigeux. Mais l’utilisation de peau d’agneau – chaude mais lourde et lente à sécher – est pour le moins inattendue, faisant la rareté de cette pièce et évoquant davantage les premières expéditions des pionniers en Arctique au début du 20ième siècle. La peau d’agneau était un choix idéal pour les pilotes de la Seconde guerre mondiale volant à haute altitude. Il est vrai que le cuir était souvent privilégié par les pilotes pour sa résistance et sa chaleur, et ce même bien après que furent créés les cockpits complètement fermés. Néanmoins, les tissus techniques ont rapidement remplacé les vieux blousons de cuir après la Seconde guerre mondiale, malgré la résistance de certains pilotes qui continuaient à porter leur blouson en cuir (cf. le paragraphe sur le B15 dans Vintage Menswear N°3).

Workwear: Costume 3 pièces – Bespoke – 1939Bespoke jacket

En novembre 1939, un tailleur londonien termina ce costume 3 pièces en Harris tweed. Il n’a jamais été porté, son propriétaire n’étant jamais venu le chercher (peut-être à cause de la Seconde guerre mondiale qui venait d’éclater…) Ce type de complet était assurément réservé pour la campagne.

Sa coupe est très classique pour l’époque: la veste a de larges revers à pointe, le gilet présente une boutonnière vertical pour faire passer la chaîne d’une montre et le pantalon taille-haute dispose d’une braguette à boutons et de boutons extérieurs pour les bretelles.Gilet et pantalon bespoke

La matière est là encore un signe des temps, le tweed étant particulièrement résistant. « Tweed » vient de l’écossais « tweel » (« twill » en anglais, soit « serge » en français) et fut prétendument inventé lorsqu’un marchand londonien du 19ième siècle se trompa en lisant une commande de tissus et crut que « tweed » désignait une marque, en référence au fleuve Tweed sur la frontière écossaise.

Depuis des siècles, le Harris tweed  est tissé à la main sur les îles écossaises appelées Hébrides extérieures (Outer Hebrides). Le Harris tweed connut un grand succès au sein de la haute société britannique lorsqu’en 1846, Lady Dunmore, veuve du Comte de Dunmore, décida d’habiller ses gardes avec le tartan emblématique de la famille réalisé en tweed. Les gentlemen de l’époque décidèrent même de porter cette « nouvelle » matière, mais en réservèrent l’usage à un strict cadre campagnard, règle qui prévaut encore aujourd’hui.

Source: Vintage Menswear.

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5 raisons d’aimer les Hipsters

Phénomènes de mode bien connus des grandes villes, les Hipsters sont souvent raillés, décriés, critiqués, notamment par les lieutenants de l’élégance dite « classique ». Pour ceux qui ne connaitraient pas ce terme, nous les renvoyons vers la définition – forcément- imprécise mais éclairante qu’en fait Wikipedia.

Il est vrai que, comme toute personne appartenant à une mode, le hipster peut s’avérer ridicule sous certains aspects; les « total looks », quels qu’ils soient, sont souvent compliqués à porter.

Néanmoins, et comme à notre habitude, nous allons tenter de sortir des lieux communs et des critiques justifiées mais faciles à l’encontre du hipster, et nous faire les avocats du Diable en vous donnant 5 raisons d’aimer les Hipsters. Comme autant d’éléments sur lesquels ils ne se sont pas trompés et qu’il est intéressant de conserver pour découvrir et améliorer son propre style…qui ne sera pas celui des Hipsters. Forcément.

Raison N°5 – Il découvre les tendances avant les autres

Le hipster passe bien souvent du temps à dénicher les designers, français ou étrangers, et les vêtements qui ne seront à la mode que dans 2 ou 3 saisons; le truc étant de ne pas se tromper de designer – et de produits – mais surtout d’acquérir des pièces intemporelles. Peu importe qu’elles (re)deviennent à la mode dans quelques années…

Raison N°4 – Il sait qu’il y a de la place entre le business suit et le jogging

Contrairement à beaucoup de citadins qui, une fois le week-end venu, relèguent leur costume – sans doute en vrac sur le dossier d’une chaise – pour passer leur plus beau jogging et sweat-shirt, le hipster a compris qu’il existait des vêtements casual confortables et assez élégants. Ainsi, le hipster mélange des éléments formels comme une veste ou une cravate à une paire de Red Wings et à un pantalon à poches cargo. Ca n’est pas forcément très classique mais cela permet au moins de sortir du style « gentleman farmer » qui ne va pas à tout le monde, loin de là.lbm1911 style

Raison N°3 – Il sait où sont fabriqués les vêtements

Certaines marques, certains produits plaisent aux hipsters, plus que d’autres. Pourquoi ? Leur lieu de fabrication. Le hipster sait si tel ou tel pull, telle ou telle paire de chaussures sont fabriqués aux Etats-Unis, en Italie, en France, en Ecosse ou au Japon…ou dans une destination exotique. Ainsi, des marques comme New Balance, Alden ou encore Pendleton sont très cotées au sein de la communauté hipster. Les non initiés peuvent connaitre plus facilement les marques qui respectent encore les traditions et leur histoire respective, tant il est difficile de démêler le vrai du faux en matière de fabrication. Pour nous autres Français, le principe est le suivant: Rien est fabriqué en France (même quand on vous assène le contraire à longueur de campagnes promotionnelles). Le reste, c’est l’exception.pendleton shirt made in usa

Raison N°2 – Il respecte le Barbour de son grand-père et connait l’Histoire des vêtements

Un trait particulier aux hipsters, souvent moqués, est leur tendance à porter des vêtements vintage trouvés en friperie ou encore récupérés dans le grenier de leur grand-père. Ainsi il n’est pas rare de voir des hipsters arborés un vieux Barbour huilé avec une paire de Vans Made in USA. Ils ont aussi participé à la résurgence du vêtement de travail – américain mais aussi français – ou du vêtement militaire. Nous trouvons cela plutôt salvateur. En effet, nombre de marques réinventent blousons et autres vestes inspirés de ces types de vêtements, sans que jamais les clients ne connaissent l’histoire de ces modèles et leur origine. Et contrairement à beaucoup d’autres, le hipster respecte la dimension historique du vêtement, en prenant toutefois le risque de ressembler à un bûcheron ou à un ouvrier américain des années 50…

Raison N°1 – Il porte des vêtements ajustés… c’est à dire « à sa taille »

Contrairement à d’autres modes mais aussi à une « élégance » intemporelle d’outre Manche, le hipster a compris l’importance de porter des vêtements à sa taille. Certes, le cliché du hipster voudrait qu’il porte des chemisettes à manches retroussées ou des jeans skinny aux bas retroussés au-dessus des chevilles. C’est assez injuste et la plupart des hipsters portent en fait des jeans s’arrêtant juste au-dessus des chaussures, des chemises aux manches longues ajustées et des vestes aux têtes d’épaule plutôt étroites (rien à voir avec la tendance grotesque des vestes ultra-courtes). Si vous êtes contre les vêtements ajustés – traduction: ajustés à votre taille – et partisans des têtes d’épaule trop longues ou des pantalons d’hidalgo qui s’écrasent sur vos chaussures, nous ne pouvons pas faire grand chose pour vous…

Article librement inspiré par le magazine en ligne Complex.com

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M-65 & military stuff

Aujourd’hui, je mets en scène une tenue volontairement décontractée d’inspiration militaire.img_2139

La pièce principale de cette mise est une field jacket – ou veste de combat – M65. Il s’agit d’une veste vintage, datant des années 70. Cette veste en coton était la pièce emblématique des GI lors de la Guerre du Vietnam. On la retrouve notamment dans les films Taxi Driver (portée par Robert de Niro), First Blood (« Rambo » en français, portée par Sylvester Stallone). Ce n’est pas une pièce très rare, contrairement aux plus anciennes M41, M43 et M51, et pour une centaine d’euro tout au plus, il est possible de trouver des modèles originaux en excellent état. Dès lors, si acquérir des reproductions d’autres pièces militaires peut être utile, je n’en vois pas l’intérêt en ce qui concerne la M65.

La taille de ce modèle est XS. Néanmoins, n’étant sans doute pas taillé comme un soldat américain j’ai du me résoudre à effectuer d’importantes retouches au niveau des bras. En effet, le corps de la veste étant doté de cordons permettant de le resserrer, je n’y ai pas touché mais il m’a fallu affuter la manche et la raccourcir franchement.

Initialement, les manches des M65 se terminent en une partie repliable en forme de triangle, qui – lorsqu’elles sont dépliées – viennent couvrir la main. Cela avait sans doute une utilité à Saigon.

Très solide et très bien cousue, je n’ai pas fait recoudre cette partie une fois ma manche raccourcie, par facilité. Il faut dire que je crapaüte rarement dans la « jungle urbaine ». Certains y verront un manque d’authenticité ; j’y vois principalement un élément pratique, sachant que je porte cette veste presque exclusivement en ville. Chose assez rare sur les vêtements en PAP, l’emmanchure de cette veste est particulièrement haute, ce qui confère une liberté de mouvement assez incroyable, impression renforcée par la présence d’un soufflet derrière chaque bras.

Elle est dotée de 4 poches, dont 2 poches poitrines, qui ferment avec des boutons pression. La fermeture principale se fait quant à elle avec un zip et/ou des boutons pression. Une imposante capuche est logée dans la doublure du dos de la veste.

Du fait de sa composition et son allure, c’est une veste de mi-saison et je la porte essentiellement au printemps et en automne. Ca n’est clairement pas une veste d’hiver – sauf si l’on y ajoute la doublure – et même si elle peut servir les soirs d’été, il ne me viendrait pas à l’idée de la mettre en plein soleil, sous 20°C…

En dessous, je porte une chemise bleue en coton. Faite aux Etats-Unis, elle provient de chez American Apparel. Elle correspond assez bien à l’esprit de la tenue que je voulais porter et du fait de sa couleur assez vive, elle contraste avec la couleur plutôt neutre de la veste.  Certes le col est petit – il est très compliqué de trouver des chemises avec des cols conséquents en PAP, encore plus lorsqu’il s’agit de chemises casual – mais cela me dérange moins pour une chemise sport que pour une chemise formelle.img_2228

Par-dessus ma chemise,  je porte un gilet Hackett en tartan « black watch » en laine, dont le vert rappelle la M65. Si le motif est d’inspiration militaire – le « Black Watch » étant l’emblème du Régiment Royal d’Ecosse – le gilet en lui-même ne l’est pas du tout et je le porte essentiellement par soucis pratique, sachant qu’il faisait plutôt frais ce jour là ; il ne tranche cependant pas réellement avec le reste de la tenue. En effet, si un œil averti se rendra compte de l’aspect militaire de certaines pièces, ca n’est pas donné à tout le monde – même pour la M65 ! – donc il est toujours possible d’ajouter certaines pièces sortant de l’univers militaire, sans que cela soit pour autant choquant.

Même si mon pantalon n’est pas taille haute – là encore il est très compliqué d’en trouver en PAP – lorsque l’on porte ce genre de gilet il est nécessaire qu’il couvre autant que possible la ceinture afin que celle-ci ne soit pas visible. Evidemment, plus le pantalon est taille basse, plus c’est compliqué. En somme, si vous portez un pantalon franchement taille basse, abstenez vous de porter un gilet sans manche.

Je porte un chino en coton Hackett de couleur beige clair. Je le porte court, à bas simple de 18,5 cm. Je pourrais le porter un peu plus long mais je préfère qu’il effleure simplement le haut du soulier. A l’instar de la chemise en oxford bleu à col boutonné, le chino beige fait partie des incontournables du vestiaire masculin et il est pour moi le pantalon idéal lorsque l’on veut passer une veste ou un blouson militaire.img_2185

En ce qui concerne les couleurs, l’un des avantages du chino beige, est qu’il s’accorde avec un très grand nombre de couleurs. En l’espèce, un vert kaki, un bleu ciel plutôt vif et un chino beige s’accordent parfaitement ensemble, mais d’autres combinaisons auraient pu être possibles. J’aurais sans doute l’occasion d’insérer un tel chino au sein de mises totalement différentes.

Aux pieds, je porte des chukkas boots de la marque américaine Alden non doublées en veau velours snuff. Très confortables et sans doute plus décontractées que d’autres types de chukkas (comme les Crockett & Jones par exemple), elles correspondent très bien à l’esprit que je voulais conférer à la tenue, avec leur forme ronde et leur débordant pour le moins important.

En effet, elles ressemblent aux fameuses Desert boots portées par les soldats britanniques lors de la guerre du désert, pendant la Seconde Guerre mondiale. La chukka est pour moi la chaussure de mi-saison idéale – à l’instar de la Buck en été – et sans doute la plus polyvalente.

Enfin je porte des mi bas en laine à motif pied-de-poule beige et marron. Je ne suis pas un adepte des chaussettes unies et ici, sans être d’une couleur criarde, ces mi-bas ajoutent tout de même une pointe d’originalité de par leur motif.

Que ce soit clair, cette tenue n’est pas originale ni même très étudiée. Elle est volontairement très sobre. Par contre, contrairement à de nombreuses tenues « sport » que l’on croise le week-end dans les rues, elle est davantage authentique et elle reflète mes goûts en matière des vêtements militaires, un goût qui n’est pas souvent exaucé lorsque je porte des tenues plus formelles. Cette tenue a enfin pour but de vous montrer que quelques basiques – chino, chemise type « chambray » et field jacket – peuvent suffire à faire une tenue « week-end » tout à fait correcte, sans faute de goût et emprunt de simplicité.

VM

Photos prises par PAL à l’aide d’un Canon EOS 1100D

 Veste : M65 originale

Chemise : American Apparel

Gilet : Hackett

Pantalon: Hackett

Chaussures : Aldenimg_2147

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