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5 raisons d’aimer les Hipsters

Phénomènes de mode bien connus des grandes villes, les Hipsters sont souvent raillés, décriés, critiqués, notamment par les lieutenants de l’élégance dite "classique". Pour ceux qui ne connaitraient pas ce terme, nous les renvoyons vers la définition – forcément- imprécise mais éclairante qu’en fait Wikipedia.

Il est vrai que, comme toute personne appartenant à une mode, le hipster peut s’avérer ridicule sous certains aspects; les "total looks", quels qu’ils soient, sont souvent compliqués à porter.

Néanmoins, et comme à notre habitude, nous allons tenter de sortir des lieux communs et des critiques justifiées mais faciles à l’encontre du hipster, et nous faire les avocats du Diable en vous donnant 5 raisons d’aimer les Hipsters. Comme autant d’éléments sur lesquels ils ne se sont pas trompés et qu’il est intéressant de conserver pour découvrir et améliorer son propre style…qui ne sera pas celui des Hipsters. Forcément.

Raison N°5 – Il découvre les tendances avant les autres

Le hipster passe bien souvent du temps à dénicher les designers, français ou étrangers, et les vêtements qui ne seront à la mode que dans 2 ou 3 saisons; le truc étant de ne pas se tromper de designer – et de produits – mais surtout d’acquérir des pièces intemporelles. Peu importe qu’elles (re)deviennent à la mode dans quelques années…

Raison N°4 – Il sait qu’il y a de la place entre le business suit et le jogging

Contrairement à beaucoup de citadins qui, une fois le week-end venu, relèguent leur costume – sans doute en vrac sur le dossier d’une chaise – pour passer leur plus beau jogging et sweat-shirt, le hipster a compris qu’il existait des vêtements casual confortables et assez élégants. Ainsi, le hipster mélange des éléments formels comme une veste ou une cravate à une paire de Red Wings et à un pantalon à poches cargo. Ca n’est pas forcément très classique mais cela permet au moins de sortir du style "gentleman farmer" qui ne va pas à tout le monde, loin de là.lbm1911 style

Raison N°3 – Il sait où sont fabriqués les vêtements

Certaines marques, certains produits plaisent aux hipsters, plus que d’autres. Pourquoi ? Leur lieu de fabrication. Le hipster sait si tel ou tel pull, telle ou telle paire de chaussures sont fabriqués aux Etats-Unis, en Italie, en France, en Ecosse ou au Japon…ou dans une destination exotique. Ainsi, des marques comme New Balance, Alden ou encore Pendleton sont très cotées au sein de la communauté hipster. Les non initiés peuvent connaitre plus facilement les marques qui respectent encore les traditions et leur histoire respective, tant il est difficile de démêler le vrai du faux en matière de fabrication. Pour nous autres Français, le principe est le suivant: Rien est fabriqué en France (même quand on vous assène le contraire à longueur de campagnes promotionnelles). Le reste, c’est l’exception.pendleton shirt made in usa

Raison N°2 - Il respecte le Barbour de son grand-père et connait l’Histoire des vêtements

Un trait particulier aux hipsters, souvent moqués, est leur tendance à porter des vêtements vintage trouvés en friperie ou encore récupérés dans le grenier de leur grand-père. Ainsi il n’est pas rare de voir des hipsters arborés un vieux Barbour huilé avec une paire de Vans Made in USA. Ils ont aussi participé à la résurgence du vêtement de travail – américain mais aussi français – ou du vêtement militaire. Nous trouvons cela plutôt salvateur. En effet, nombre de marques réinventent blousons et autres vestes inspirés de ces types de vêtements, sans que jamais les clients ne connaissent l’histoire de ces modèles et leur origine. Et contrairement à beaucoup d’autres, le hipster respecte la dimension historique du vêtement, en prenant toutefois le risque de ressembler à un bûcheron ou à un ouvrier américain des années 50…

Raison N°1 – Il porte des vêtements ajustés… c’est à dire "à sa taille"

Contrairement à d’autres modes mais aussi à une "élégance" intemporelle d’outre Manche, le hipster a compris l’importance de porter des vêtements à sa taille. Certes, le cliché du hipster voudrait qu’il porte des chemisettes à manches retroussées ou des jeans skinny aux bas retroussés au-dessus des chevilles. C’est assez injuste et la plupart des hipsters portent en fait des jeans s’arrêtant juste au-dessus des chaussures, des chemises aux manches longues ajustées et des vestes aux têtes d’épaule plutôt étroites (rien à voir avec la tendance grotesque des vestes ultra-courtes). Si vous êtes contre les vêtements ajustés – traduction: ajustés à votre taille – et partisans des têtes d’épaule trop longues ou des pantalons d’hidalgo qui s’écrasent sur vos chaussures, nous ne pouvons pas faire grand chose pour vous…

Article librement inspiré par le magazine en ligne Complex.com

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L’évadé d’Alcatraz

Aujourd’hui, nous vous proposons une petite réflexion concernant le film L’Evadé D’Alcatraz, et plus particulièrement la tenue des prisonniers de "The Rock" telle qu’elle est présentée dans le film.

Cet excellent film réalisé en 1979 par Don Siegel – réalisateur de l’Inspecteur Harry – et présentant un casting de haute volée avec Clint Eastwood, Roberts Blossom et Patrick McGoohan met en scène la spectaculaire évasion de Frank Morris et des frères Anglin en 1962. Pendant près de 2 ans, Morris et ses complices vont creuser le mur de leur cellule afin de rejoindre les conduits d’aération qui leur permettront d’accéder au toit de la prison, en ayant préalablement confectionné et installé dans leur lit des mannequins réalisés avec du papier toilette et du savon, afin de tromper la vigilance des gardes.

Au-delà du film lui-même, il est intéressant de souligner la tenue des prisonniers, que l’on voit déambuler dans les couloirs de la sinistre prison ou encore dans la cour. Cette tenue est composée d’une chemise bleue type "chambray", portée par-dessus un t-shirt blanc, d’un pantalon en coton gris ou beige type "chino", d’une paire de derby noir et d’un caban.

Si les tenues des prisonniers américains ont évolué à travers le temps, on peut sans doute penser que celle-ci est très fidèle à l’originale (rappelons ici que le film se déroule au début des années 60).

Il est intéressant de noter que cette tenue est désormais adoptée – presque dans sa totalité – par bon nombre d’hommes en 2012. Il est vrai qu’elle a pour elle sa grande simplicité: le caban, le chino et la chemise chambray font partie des basiques à avoir dans sa garde-robe. Mais ce qui, à l’époque, était considéré comme une tenue de prisonnier ou d’homme "de la rue" – dont on pouvait dénicher les pièces principales dans des "destocks" – est désormais plébiscitée par les magazines de mode et les marques "mainstream" ont toutes dans leur collection, un "peacoat", un chino et une chemise bleue type "chambray".

En caricaturant quelque peu, on pourrait dire que l’homme de 2012 s’habille comme un prisonnier de 1960. Ça ne serait toutefois pas exact: il s’habille aussi comme un mineur ou un bûcheron, bref! un "worker" en portant notamment des chaussures de travail américaines de la première moitié du 20ième siècle, avec le retour de marques comme Red Wing ou Alden sur le devant la scène vestimentaire.

Sur FTDF, nous voyons davantage ce mimétisme comme un hommage à une période révolue de l’Histoire humaine ainsi que la volonté de porter des marques et des produits qui ont fait la preuve de leur qualité, plutôt que leurs pâles copies, tant en termes de solidité qu’en termes de style.

- J’te charge d’un vrai boulot, à l’atelier de menuiserie. C’est un boulot payé.

- Combien?

- 25 cents de l’heure.

- Y a pas à dire le crime ça paie.

- Oui. Et ça occupe. A tout à l’heure.

L’Evadé d’Alcatraz, 1979.

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Golden Blog Awards

Pour la troisième année consécutive, les Golden Blog Awards récompenseront le 14 novembre les blogs qui auront retenu l’attention des lecteurs et du jury, et ce dans divers catégories.

For The Discerning Few y participe pour la première fois, dans la catégorie "Mode" (à défaut d’une catégorie plus pertinente), afin d’abord de faire valoir la blogosphère du style masculin – bien moins fournie que celle de nos consœurs – ensuite, pour défendre notre idée du menswear et de l’élégance masculine.

Si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à voter pour FTDF grâce au lien situé dans la colonne de droite. Apparemment, chaque blog bénéficie d’un vote par jour et par personne.

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Ethan Newton, unsung hero

Au cours de nos billets récurrents intitulés inspiration de la semaine, nous présentons en images des personnalités dont le style, à défaut d’un meilleur terme, mérite d’être étudié. Nous choisissons aujourd’hui de mettre en lumière l’Australien Ethan Newton. Ce professionnel a débuté sa carrière dans le denim, ce qui l’a notamment amené à travailler au Japon avec le fondateur d’Evisu, Hidehiko Yamane. Il a ensuite officié en tant que tailleur pendant six ans pour Herringbone. Il a aussi collaboré avec son compatriote et ami Patrick Johnson. Depuis mai 2011, il travaille pour The Armoury, célèbre magasin situé à Hong-Kong.

Nous apprécions grandement la manière dont cet homme s’habille. D’après ses propres dires, il mesure 1m81 et pèse un peu plus de 100kg ce qui rend tout de suite la tâche un peu plus délicate. Sa force est qu’il n’essaie pas de s’habiller comme un autre, il sait exactement ce qui marche pour lui, ce qui correspond à son physique. Il démontre à lui tout seul que contrairement à ce que l’on voit dans les magazines, il n’y a pas de silhouette type pour être élégant. En outre, il a très bon goût. Cela aide aussi.

Source photos: Ethan Newton

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Inspiration de la semaine – Alberto Scaccioni

Une fois encore dans notre rubrique récurrente "Inspiration de la semaine", une personnalité italienne dont nous apprécions le style, Alberto Scaccioni.

A.Scaccioni est le CEO de Ente Moda Italia, une entreprise qui organise divers évènements afin de promouvoir les PME italiennes du monde de la mode à travers le monde. Il est aussi à la tête du CFMI (Centro di Firenze per la Moda Italiana), une association à but non lucratif qui vise, là encore, à promouvoir la mode et le savoir-faire italiens. C’est d’ailleurs le CFMI qui organise le Pitti Uomo chaque année, depuis1972.

A propos de son style, Alberto Scaccioni n’hésite pas à mélanger les univers. Il lui arrive fréquemment de porter des pièces Workwear avec des vêtements d’inspiration classique. Il résume cette ouverture d’esprit de la façon suivante:

Never say never in fashion. But white sox and short sleeves shirts… Please don’t.

Street FSN: http://streetfsn.blogspot.fr/
Tommy Ton For GQ:  http://GQ.com/style
KW Moon: http://moononthemoon.blogspot.fr/

Et Google Images.

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